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Santé – Sciences

Ces quatre nuits d'août où le risque médical est plus élevé que d'habitude en Creuse

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Par , France Bleu Creuse

La CGT alerte sur le retour des nuits à 2 médecins pour 3 postes aux urgences de l'hôpital de Guéret. Ça concerne 4 nuits du mois d'août. Conséquences : délais d'attente plus longs et risque plus élevé pour les patients.

L'hôpital de Gueret
L'hôpital de Gueret © Radio France - Sophie Peretti

Guéret, France

Ils croyaient s'être débarrassés de ces nuits de garde en sous-effectif. Pendant longtemps, il n'y a eu que deux médecins aux urgences de Guéret la nuit. Mais devant l'augmentation continue du nombre d'entrées, un troisième poste a été créé. 

Cet été, pourtant, plusieurs nuits vont devoir être assurées à deux. C'est le cas en ce début de semaine, dans la nuit de mardi à mercredi, en pleine canicule. Et ce sera également le cas pour quatre autres nuits au mois d'août. En cause : la difficulté à remplacer les médecins en vacances par des intérimaires. 

Plus de risques pour les patients

À Guéret, les trois médecins urgentistes sont répartis de cette manière : le premier s'occupe de la régulation, le deuxième des soins et le troisième des sorties en ambulance (avec le SMUR, ou SAMU dans le langage courant). Le régulateur s'occupe des appels téléphoniques. Il gère les priorités et aiguille les patients. 

Les nuits où il n'y a que deux médecins, si l'un d'entre eux part en ambulance pour s'occuper d'une urgence grave, l'autre se retrouve seul. Il doit donc gérer à la fois les soins et la régulation, ce qui peut être très compliqué. Cette situation peut aussi entraîner des effets pervers : pour "économiser" un départ en ambulance, un médecin peut par exemple être amené à vous demander de venir par vos propres moyens si les symptômes n'ont pas l'air trop graves. 

Un exemple concret : une douleur à la poitrine peut signifier que vous êtes en train de faire un infarctus. La journée, avec trois médecins, on vous enverra une ambulance. La nuit, on y réfléchira à deux fois. Si une ambulance part, les médecins n'auront plus de marge. Alors, s'ils ne sont pas trop inquiets par ce que vous leur décrivez, ils pourront vous demander de venir vous-même. Évidement, ils font au mieux et prennent le moins de risques possibles. Mais dans certains cas, le risque médical reste plus élevé au cours de ces nuits à deux médecins que pendant la journée ou pendant les nuits à trois médecins.

Un mois de septembre qui s'annonce compliqué

Les médecins voient donc avec inquiétude le retour - ponctuel pour le moment - de l'ancienne organisation, et craignent surtout pour le mois de septembre qui s'annonce compliqué, avec le départ d'un des médecins de l'hôpital. 

Nous avons contacté la direction de l'hôpital, mais elle n'a pas souhaité répondre à nos questions car le directeur Frédéric Artigaud est en vacances. 

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