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Santé – Sciences

Des perruques pour aider les femmes à relever la tête malgré le cancer

lundi 11 février 2019 à 10:38 Par Marie-Jeanne Delepaul, France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

Le 4 février est la journée mondiale de lutte contre le cancer. Reportage dans un salon caennais qui propose des perruques aux femmes malades, pour les aider à mieux vivre la chimiothérapie.

Une perruque coûte, selon les modèles, entre deux cents et mille euros, en partie remboursés par la sécurité sociale.
Une perruque coûte, selon les modèles, entre deux cents et mille euros, en partie remboursés par la sécurité sociale. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Face à nous, des dizaines et des dizaines de boîtes. A l'intérieur, des perruques de toutes les sortes : "Il y a du court, du long, du mi-long, des couleurs différentes, des modèles synthétiques, plus faciles à entretenir, ou en cheveux naturels, beaucoup plus doux" détaille Marie-Christine Taburet, la propriétaire du salon Capilly 14 à Caen.

Les femmes prennent souvent rendez-vous avant même d'avoir commencé la chimiothérapie. Elles passent une heure à essayer les perruques pour trouver le bon modèle, en fonction de leurs envies et de leur coupe naturelle.

Valérie, 51 ans, a poussé la porte du salon un peu à reculons l'an dernier, quand elle a eu un cancer du sein : "Je ne voulais pas de perruque, ça ne me ressemblait pas ! Mais en allant au salon, ça s'est extrêmement bien passé, elles savent que ce n'est pas un moment facile, donc on prend le temps d'essayer et de voir ce qui nous va le mieux pour rester soi-même."

Dédramatiser la chute de cheveux

Bien sûr, ce n'est pas toujours très gai, d'ailleurs Marie-Christine Taburet a eu du mal à contenir son émotion, quand elle a repris le salon il y a douze ans : "La première cliente c'était dur mais je me suis dit que je ne suis pas là pour pleurnicher mais pour les accompagner et les chouchouter. On essaye de dédramatiser la chute de cheveux, parce que ça fait peur."

"On est là pour les chouchouter" - Marie-Christine Taburet, la propriétaire du salon

Les essayages donnent souvent lieu à beaucoup de solidarité : "par exemple, la sœur jumelle d'une femme malade qui s'est rasé les cheveux aussi, ou alors toute une famille qui s'est cotisé pour acheter une prothèse pour une jeune fille malade" se souvient Marie-Christine Taburet.

Des perruques mieux remboursées à partir du printemps

Seule ombre au tableau : les perruques, souvent fabriquées en Asie, coûtent très cher : le prix varie entre deux cents et plus de mille euros "selon la qualité des fibres - naturelles ou synthétiques - et le montage - à la main ou à la machine" explique Marie-Christine Taburet.

Bonne nouvelle pour toutes les femmes malades : à partir d'avril la Sécurité sociale va mieux rembourser les perruques : 350 euros par exemple pour un modèle synthétique, le triple du montant actuel. Les perruques qui comportent au moins 30 % de fibres naturelles seront quant à elles remboursées à hauteur de 250 euros. "Une belle avancée, qu'on attendait depuis longtemps" sourit la propriétaire du salon.

Le reportage France Bleu