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Santé – Sciences DOSSIER : Dossier du jour de France Bleu Vaucluse

Chacun peut sauver une vie en 45 minutes en donnant son sang

lundi 19 mars 2018 à 6:44 - Mis à jour le mercredi 25 avril 2018 à 5:22 Par Philippe Paupert, France Bleu Vaucluse

La Provence manque une nouvelle fois de sang. La région doit faire appel à la générosité des donneurs d'autres régions. Des ateliers bien-être incitent les donneurs à offrir leur sang plus régulièrement. Chacun peut donner son sang de 18 à 70 ans, sauf restrictions médicales.

45 mn et pas de douleur pour sauver un million de vies chaque année en France
45 mn et pas de douleur pour sauver un million de vies chaque année en France © Radio France - Philippe Paupert

Avignon, France

Le Vaucluse manque de sang et doit faire appel une nouvelle fois à d'autres régions pour sauver des malades et des blessés. Le don du sang permet de sauver un million de vies chaque année en France. Seulement 3% des personnes en capacité de donner leur sang font ce geste. Si chacun le faisait une fois dans l'année, nous serions largement auto-suffisants.

Peur des piqûres et manque de temps ne sont pas des arguments

Les principales réticences au don du sang sont le manque de temps et la peur des piqûres.  La piqûre de l'aiguille dans le bras ne fait pas mal. Les infirmières de l’Établissement français du sang savent que chacun a son propre niveau de sensibilité à la douleur. La piqûre de l'aiguille est comparable à celle d'un pincement du bras. Même les donneurs réguliers confient qu'ils détournent le regard au moment où l'aiguille entre dans le bras.

Le manque de temps est aussi un faux argument. Jean-Yves, donneur depuis une quinzaine d'années, explique qu'il faut "prendre le temps de donner pour sauver des vies car c'est un geste utile". Monique explique qu'elle a "enfin décidé de donner en sortant du travail car c'est un plaisir de savoir qu'elle aide des gens après une opération".

J'en ai discuté avec les collègues puis j'ai testé le don du sang à Avignon

Il faut convaincre les vauclusiens que le don sauve vraiment des vies, celle de malades du cancer, de leucémie ou de victime d'hémorragies. La docteur Catherine Genolhac précise que "pour certaines leucémies, il faut deux ou trois transfusions par semaine". Elle ajoute que les questions sur l'état de santé, les pratiques sexuelles ou les voyages à l'étranger garantissent "la sécurité du donneur et du receveur.  Il n'y a aucun jugement durant l'entretien avec le médecin".  Martine approuve : "Ce n'est pas tabou.  Il ne faut contaminer personne". Cette donneuse était pourtant naguère réticente après l'affaire du sang contaminé des années 80-90. L'analyse et les test sur les prélèvements de sang l'ont rassuré.

Pour attirer de nouveaux donneurs, l'Etablissement français du sang propose des ateliers bien-être avec massage et hypnose lors des prochaines collectes à Carpentras, Monteux, Bollène et Saint Saturnin Les Avignon.

Jean-Yves "il faut prendre le temps de donner car c'est important de sauver des vies"

Pour savoir si vous pouvez donner votre sang, consulter le site de l'Etablissement français du sang.