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Santé – Sciences

Haute-Savoie : une expérimentation pour désengorger les Urgences à Annemasse

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Par , France Bleu Pays de Savoie, France Bleu

Depuis un an, un médecin libéral du territoire du Centre hospitalier Alpes Léman à Contamine-sur-Arve se tient chaque soir de la semaine à l'entrée des Urgences pour réorienter les patients relevant de la médecine générale vers des généralistes de garde.

Les Urgences du Centre hospitalier Alpes Léman reçoivent plus de 180 patients par jour
Les Urgences du Centre hospitalier Alpes Léman reçoivent plus de 180 patients par jour © Radio France - Marie AMELINE

Contamine-sur-Arve, France

Pour désengorger ses Urgences, le CHAL, le Centre Hospitalier Alpes Léman de Contamine-sur-Arve, près d'Annemasse en Haute-Savoie, expérimente depuis un an un dispositif unique en France.  

A son ouverture en 2012, le CHAL recevait 160 urgences par jour. Aujourd'hui, ce sont entre 180 et 185 patients qui sont accueillis quotidiennement, et jusqu'à 250 en période hivernale.

Après de vaines tentatives de structurer une maison médicale, et confrontés, d'une part à ce nombre de visites croissant, d'autre part au problème de recrutement de médecins urgentistes, des praticiens hospitaliers et des médecins libéraux ont réfléchi ensemble à une autre solution pour soulager le service des urgences.

Un médecin répartiteur réoriente les patients vers ses confrères de garde 

Depuis un an, chaque soir, entre 19h30 et 22 heures, un médecin libéral du territoire se tient à l'entrée des Urgences et coiffe la casquette de médecin répartiteur. Pas pour consulter, mais pour réorienter les patients qui ne nécessitent pas d'être traités en urgence, vers des généralistes de garde qui, de leur côté, ont réservé des créneaux de consultation pour le CHAL. 

Grâce à un logiciel spécialement conçu, le médecin répartiteur voit en temps réel les disponibilités de ses confrères de garde - Radio France
Grâce à un logiciel spécialement conçu, le médecin répartiteur voit en temps réel les disponibilités de ses confrères de garde © Radio France - Marie AMELINE

"On ne se fait jamais engueuler, [...] on a même une vertu apaisante sur la salle d'attente" - le docteur Macheba, généraliste et répartiteur

"Dans ce dispositif, une fois évalué le caractère d'urgence, ou pas, de sa demande de soins", explique le docteur David Macheda, généraliste à Cranves-Sales, et répartiteur un soir toutes les six semaines au CHAL, "le patient se voit proposer le choix: soit d'attendre plusieurs heures aux Urgences, soit de repartir, et d'aller consulter dans un laps de temps déterminé, et souvent court, un médecin de garde de son secteur d'habitation. Non seulement on ne se fait jamais engueuler mais on a même plutôt une vertu apaisante sur la salle d'attente".

Ecoutez le reportage de Marie AMELINE aux Urgences du Centre hospitalier Alpes Léman

L'objectif : faire de la pédagogie

En un an, 700 patients ont ainsi été redirigés. Cela peut sembler décevant, mais "en même temps, les soirs de semaine ne sont pas les plus chargés" souligne Christian Roth, le chef du pôle Réanimation et Urgences au CHAL. Et surtout, explique-t-il "au-delà de ce nombre un peu décevant, l'objectif est de faire de la pédagogie, et notamment sur l'usage du 15, le numéro d'appel d'urgence, et le recours aux médecins de garde".

""Le Médecin répartiteur explique aux patients qu'il existe des permanences de soins tous les soirs dans son secteur" Christian Roth, chef du pôle réanimation et urgences au CHAL

Actuellement, dix-huit médecins libéraux du territoire se relaient comme répartiteur aux Urgences chaque soir, et trente-cinq, soit le tiers des généralistes du secteur, ont adhéré au dispositif et, leur soir, réservent un ou plusieurs créneaux horaires de consultation aux Urgences du CHAL.

Cette expérimentation d'un montant de 120 mille euros pour l'année est co-financée par le Centre hospitalier Alpes Léman, l'ARS, l'agence régionale de santé, et l'union régionale des professionnels de santé. Elle devrait être bientôt étendue au samedi.

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