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Dossier : Coronavirus Covid-19

Le Chambon-Feugerolles : la médecine de ville en renfort à l'hôpital pour gérer la crise liée au Covid

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Une expérimentation est en place actuellement à l’hôpital Georges-Claudinon du Chambon-Feugerolles. Depuis le 10 novembre, un médecin libéral travaille au sein de l'Ehpad, installé au cœur de l’établissement. Ce qui permet à un médecin hospitalier de se concentrer sur une unité spécialisée Covid.

La salle de rééducation de l'hôpital Georges-Claudinon du Chambon-Feugerolles
La salle de rééducation de l'hôpital Georges-Claudinon du Chambon-Feugerolles © Radio France - Mathilde Montagnon

Dans la salle de rééducation de l'hôpital Georges-Claudinon du Chambon-Feugerolles, les patients réapprennent à gérer leur souffle. "Ils vont faire par exemple du vélo, ils vont reprendre de la force, des capacités pulmonaires, détaille Anna Debard kinésithérapeute. On va les faire travailler sur la marche parce qu'en sortant du Covid-19, ils vont souvent être très rapidement essoufflés". 

Vingt lits ont été mis en place dans cette unité Covid-19 du service de soins de suite et de réadaptation de l'hôpital. "Ce sont des patients qui ont été hospitalisés dans des services post-urgences pour une infection au Covid-19 à Firminy ou à Saint-Étienne, explique le docteur Romain Jugand, médecin gériatre. Et bien souvent en plus du Covid-19 ils ont présenté des décompensations de maladies chroniques, d'insuffisance cardiaques de diabète donc qui nécessitent une prise en charge globale". Leur moyenne d'âge est de 75 ans. 

La prise en charge est à la fois médicale et rééducative. Avec, en plus des kinésithérapeute, l'intervention d'ergothérapeutes, d'orthophonistes ou de moniteurs d'APA (Activité physique adaptée). L'objectif étant d'essayer de leur faire retrouver le niveau d'indépendance que ces patients avaient avant la contraction du Covid19. 

Un médecin libéral à l'Ehpad

Pour permettre la création de cette unité Covid-19, et donner du temps au docteur Jugand, depuis le 10 novembre, c'est un médecin libéral, le docteur Quentin Vasselon, qui prend en charge les résidents de l'Ehpad situé à quelques couloirs, dans le même bâtiment. "L'originalité du poste c'est que, à la base, les médecins de ville ne sont pas amenés à venir à l'hôpital Georges-Claudinon. Cela m'aura apporté un peu d’expérience sur le Covid-19 et une expérience de médecine axée sur du grand âge". Car d'ici quelques mois, ce jeune médecin, fraîchement diplômé compte ouvrir son propre cabinet dans une commune de l'Ondaine. 

Le renfort d'un médecin libéral dans un hôpital est un dispositif novateur, une expérimentation née de la proposition du député LREM Julien Borowczyk, par ailleurs médecin, qui a été soutenue par l'Agence régionale de santé, l'URPS et l'ordre des médecins de la Loire.  

Une expérimentation financée par l'ARS

Et c'est l'ARS qui a décidé de proposer à l'hôpital du Chambon-Feugerolles de tester ce dispositif. "Le Chambon-Feugerolles a été fortement impacté par le Covid-19, la ville et notre Ehpad, rappelle Rachel Borie directrice adjointe de l’hôpital en charge notamment de la filière gériatrique. Les deux-tiers de nos résidents (l'Ehpad compte 174 lits) ont eu le Covid-19. Et on a eu une trentaine de décès. Parallèlement on avait une pénurie médicale. C'est pour ça qu'on a pu bénéficier de ce soutien".  

Un soutien qui a permis d'améliorer la prise en charge des patients en donnant plus de temps aux médecins. Au niveau de l'hygiène également, différencier les équipes (de l'unité Covid-19 et de l'Ehpad) a permis de limiter les risques de transmission. 

"Cela a permis de remettre en service une quinzaine de lits, calcule Christophe Martinat, directeur des centres hospitaliers de Firminy et du Chambon-Feugerolles. Et donc de fluidifier le parcours aux Urgences. 15 patients dans des lits, ce sont 15 patients qui ne sont pas en attente dans des brancards, dans des couloirs ou entre deux structures. Donc un bilan qui est encore à consolider mais qui est plutôt positif dans sa première approche". Le dispositif financé par l'Agence régionale de santé est temporaire. Mais pour le moment, aucune date n'a été fixée pour mettre un terme à cette expérimentation. 

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