Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Charcuterie : la fin des nitrites d'ici 2025 ?

-
Par , France Bleu, France Bleu Besançon

Trois parlementaires remettent ce mercredi un rapport qui recommande d'interdire les nitrites dans les charcuteries, dès 2023 pour les jambons crus et en janvier 2025 pour les jambons cuits, les rillettes ou les lardons. Les sels "nitrités" provoqueraient près de 5000 cancers chaque année.

Les industriels ont déjà commencé à proposer de la charcuterie sans nitrites dans les rayons.
Les industriels ont déjà commencé à proposer de la charcuterie sans nitrites dans les rayons. © Maxppp - SEBASTIEN NOGIER

Après 10 mois d'enquête parlementaire et près de 40 auditions, le verdict est sans appel pour Richard Ramos, Barbara Bessot-Ballot (députée LREM de Haute-Saône) et Michèle Crouzet, les trois députés missionnés : "en réagissant avec les composants de la viande, les additifs nitrés accentuent le pouvoir cancérogène de la matière carnée". Selon plusieurs experts interrogés, ils seraient responsables de près de 5000 cancers du colon ou de l'estomac chaque année en France, un chiffre que réfutent les industriels. 

Utilisés pour colorer la charcuterie en rose, pour la conserver plus longtemps et la fabriquer plus rapidement, ces nitrites seraient aujourd'hui présents dans "76% environ de la charcuterie mise sur le marché dans la grande distribution", précise le rapport. Les parlementaires entendent donc inverser la tendance : "le sans nitrite ne doit être ni une niche, ni une mode : il doit devenir la norme. _C’est un impératif de santé publique_."

Une interdiction par étapes

En plus du rapport publié, les trois députés ont également déposé à la mi-décembre une proposition de loi pour interdire les sels nitrités d'ici quatre ans, avec une mise en place progressive. Pour les produits dits "non traités thermiquement" comme le jambon cru, le bannissement s'appliquerait à partir du 1er janvier 2023. Pour l'ensemble des charcuteries (jambon cuit, tripes, saucissons ou lardons), il faudrait patienter jusqu'au 1er janvier 2025. D'ici ces deux dates, un étiquetage spécifique sera appliqué sur les produits concernés pour informer le consommateur. 

Le texte prévoit également de suspendre, dès le 1er septembre 2022, la consommation de produits contenants une quantité de nitrite supérieure à 60 mg/kg ou de nitrate supérieure à 120 mg/kg dans les cantines scolaires, les hôpitaux ou encore les services de restauration pénitentiaires. 

Les TPE et PME accompagnées dans la transition

Du côté des professionnels, l'un des arguments avancés pour maintenir l'utilisation de ces additifs est d'éviter le développement du botulisme dans les produits. Pour les députés, cet argument ne tient pas puisque plusieurs marques comme Herta, Fleury Michon, ou Leclerc et Carrefour, pour les distributeurs, vendent d'ores et déjà des produits sans nitrites dans les supermarchés, sans aucun cas d'intoxication recensé. 

Mais pas question pour autant de laisser les professionnels se lancer seuls dans la transformation. "Cette interdiction, qui exige une véritable transition de la filière, doit être accompagnée par les pouvoirs publics, notamment sur le plan financier", réclame la mission parlementaire, qui préconise d'aider notamment les TPE et les PME avec "la mise en place d'un fonds public destiné à soutenir l'adaptation des outils de production des transformateurs"

Choix de la station

À venir dansDanssecondess