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Dossier : Coronavirus Covid-19

Châteauroux : forte affluence dans les laboratoires pour se faire tester au Covid-19

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Par , France Bleu Berry

Pour répondre à l'objectif gouvernemental de 700.000 tests au coronavirus chaque semaine en France, les laboratoires tournent à plein régime depuis le début de la crise. Reportage à Châteauroux dans un laboratoire qui réalise plus de 30 tests chaque jour.

Test PCR pour le Covid-19 dans un laboratoire de Châteauroux
Test PCR pour le Covid-19 dans un laboratoire de Châteauroux © Radio France - Emeline Ferry

Les pompiers, secouristes, aides-soignants et étudiants en santé sont désormais autorisés à réaliser les tests PCR pour détecter le Covid-19. Il faut dépister un maximum de personnes pour parvenir à l'objectif du gouvernement, qui espère réaliser 700.000 tests hebdomadaires dans le pays. On approche actuellement des "500.000 tests par semaine", a estimé Olivier Véran, le ministre de la Santé. 

Alors depuis plusieurs semaines, les laboratoires sont débordés pour répondre à l'affluence. Au laboratoire Bio Médi Qual Centre, à Châteauroux, on réalise plus de 30 tests PCR chaque jour. "Il y a les gens qui viennent sur prescription médicale car leur médecin a un doute sur leur symptomatologie. Il y a aussi beaucoup de demandes pour les gens qui vont voyager à l'étranger, ou dans les DOM TOM et dans les zones fortement touchées, notamment la Guyane, où on leur demande un test PCR 72 heures avant le départ", explique Jérôme Viale, biologiste médical dans le laboratoire. 

"Et puis, on a des gens qui viennent via leurs entreprises, notamment des gens qui travaillent dans des Ehpad et qui veulent être sûrs, avant de reprendre le travail, de ne pas avoir attrapé le virus pendant leurs vacances".

C'est plus rassurant de partir en congé avec l'esprit tranquille

Le test PCR est désormais intégralement pris en charge par l'Assurance maladie, même sans ordonnance. Chez Bio Médi Qual Centre, les patients défilent ces jours-ci. "Je suis allé chez le docteur, car j'étais encombré des bronches, j'avais mal à la gorge et le nez qui coulait. J'ai un certain âge, alors il m'a dit qu'il fallait que je me fasse dépister", explique Jean-Marie. Pour Catherine, le test est obligatoire avant de pouvoir partir en cure pendant un mois. "C'est plus rassurant de partir en congé avec l'esprit tranquille", confie Bertrand, qui se fait dépister juste avant de partir en vacances.

Le prélèvement prend quelques secondes, le biologiste enfonce une sorte de coton-tige dans les narines. "Ce n'est pas douloureux, c'est juste désagréable. C'est comme quand on boit la tasse, c'est la communication entre la gorge et le nez", explique Jérôme Viale. Puis le tube est emballé dans trois protections en plastique différentes, et envoyé dans un laboratoire spécialisé à Bourges ou à Paris. Après chaque patient, il faut tout désinfecter. 

Le ministère de la Santé a promis 700.000 tests, c'est louable, mais aujourd'hui, comment organiser les laboratoires en terme de personnel, de salles, de matériel pour qu'on puisse y arriver ?

Mais à raison de 30 tests par jour, ça prend du temps. "Le ministère de la Santé a promis 700.000 tests, c'est louable, mais aujourd'hui, comment organiser les laboratoires en terme de personnel, de salles, de matériel pour qu'on puisse y arriver ?", s'interroge le biologiste castelroussin. "Même si on est animé de la meilleure volonté du monde, on ne peut pas, d'une manière logistique et humaine, le faire pour tout le monde aujourd'hui". Il se dit prêt à recruter des infirmiers et infirmières en renfort si besoin, comme ça a été le cas pendant le confinement.

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