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Châteauroux : "On n'est pas encore engorgé", dit le chef du service réanimation de l'hôpital

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Par , , France Bleu Berry

La deuxième vague de l'épidémie de Covid-19 se confirme de jour en jour. À l'hôpital de Châteauroux, la situation est encore sous contrôle selon le chef du service de réanimation.

Le docteur Michel Hira, chef de service à l'hôpital de Châteauroux, réanimateur et pneumologue, en charge de la commission locale d'établissement
Le docteur Michel Hira, chef de service à l'hôpital de Châteauroux, réanimateur et pneumologue, en charge de la commission locale d'établissement © Radio France - Régis Hervé

"Le mois de novembre sera éprouvant", a déclaré le Premier ministre Jean Castex jeudi 22 octobre. Le gouvernement serre la vis face à la progression de l'épidémie de Covid-19. Dans tous les hôpitaux, on se prépare donc pour de prochaines semaines difficiles. Pour le moment, à Châteauroux, "les choses sont un peu contrôlées", selon le chef du service de réanimation de l'hôpital. "On a quatre patients positifs au Covid-19 en réanimation, deux autres dont on attend les résultats du test et une huitaine de patients dans les services de médecine. On n'est pas encore engorgé. Actuellement, on a encore un peu de marge", souligne Michel Hira, invité de France Bleu Berry ce lundi.

ÉCOUTEZ - Michel Hira, chef du service de réanimation de l'hôpital de Châteauroux, interviewé par Kevin Blondelle

Pas encore d'engorgement mais une grande vigilance

À l'hôpital de Châteauroux, "la deuxième vague n'est pas encore totalement arrivée", indique Michel Hira. Mais pour éviter de se retrouver dans une situation aussi difficile qu'au printemps, il faut anticiper. Dix lits de réanimation sont ouverts actuellement, mais il peut y en avoir plus. "On a une organisation qui doit nous permettre d'avoir jusqu'à 15 lits de réanimation. Et d'avoir une unité Covid-19 si les cas continuent à augmenter", précise le chef du service de réanimation de l'hôpital. Pour le moment, 40% des lits sont occupés par des patients Covid. "On sait qu'ils ne pourront pas être libérés rapidement de ces lits. Il va falloir penser à transférer nos patients ailleurs, notamment sur le CHU de Tours. On en envoie déjà dans d'autres départements pour garder certains lits vides", poursuit Michel Hira.

Le personnel soignant épuisé par des mois de lutte contre le Covid

L'un des enjeux des prochaines semaines, c'est la résistance physique et morale du personnel soignant. La première vague de Covid-19 a été très dure et les derniers mois ont encore été éprouvants. "Ils sont déjà épuisés, ils sont déjà fatigués. Il faut leur permettre de souffler", confirme Michel Hira. "On les chouchoute un peu, on fait attention à leur permettre de prendre leurs congés", précise-t-il.

On sait qu'il y a de plus en plus de patients en sachant qu'on a déjà donné beaucoup lors de la première vague"

D'autant que contrairement à la première vague, les hôpitaux font tout pour maintenir les opérations pour d'autres pathologies. "La première vague, on avait tout arrêté. Pour la chirurgie viscérale, on est encore en train de rattraper le retard et les patients qui n'ont pas été opérés pendant la première vague", explique Michel Hira. "C'est très important de continuer à avoir une activité médicale et chirurgicale dans les hôpitaux. C'est la principale différence avec la première vague : on est obligé de vivre avec le Covid", ajoute-t-il.

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