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Santé – Sciences

Chenilles au Sud de Thionville : "c’est pénible mais ce n’est pas un problème de santé publique" pour le sous-préfet

mercredi 6 juin 2018 à 11:48 Par Faustine Mauerhan, France Bleu Lorraine Nord

Les chenilles processionnaires du chêne qui pourrissent la vie aux habitants de certaines communes du Sud de Thionville étaient au cœur d’une réunion de crise en sous-préfecture ce mardi. Pour autant, elles ne sont pas considérées comme un problème de santé publique.

Thierry Bonnet, le sous-préfet de Thionville.
Thierry Bonnet, le sous-préfet de Thionville. © Maxppp - Julio PELAEZ

Moselle, France

Après l'esclandre d'un collectif de riverains au conseil municipal de Guénange, après l'annulation des matchs de foot dimanche dernier, les maires des villes attaquées par les chenilles processionnaires du chêne, dont les poils qui tombent sont très urticants, ont été reçus pour une réunion de crise en sous-préfecture de Thionville ce mardi matin. L'Agence régionale de santé de Moselle, l'office national des forêts étaient là aussi pour tenter de trouver des solutions autour de Thierry Bonnet, le sous-préfet, invité de France Bleu Lorraine ce mercredi.

France Bleu Lorraine : Posons peut-être le constat d’abord. Quelle est la situation actuellement ?

Thierry Bonnet : "Situation de crise, c’est peut-être exagéré, même si je me mets à la place des populations concernés, nous ne sommes pas en présence, ni par son volume, ni par sa gravité, d’un problème de santé publique. Aussi désagréable que ce soit, il n’y a aucun caractère de gravité sauf pour quelques personnes qui souffrent de pathologies particulières. En dehors de ça, la guérison cutanée se fait toute seule. Les agents de l’Etat sont d’ailleurs concernés eux-mêmes, lorsqu’ils vont en forêt doivent mettre des vêtements à manches longues, des casquettes. Et la réunion d’hier avait justement pour vocation de faire le point et d’expliquer les mesures à prendre pour éviter la propagation de ce phénomène."

Quelles mesures alors concrètement ?

"Il y a différentes périodes de l’année. Le cycle des chenilles commence fin avril-début mai et c’est à cette période-là qu’il faut traiter. Sur de vastes superficies de forêt on peut envisager un épandage mais il faut une dérogation. Dans notre pays, l’épandage aérien est interdit. On a donc envisagé, pour l’année prochaine maintenant, de demander une dérogation au ministère de l’environnement. En-dehors de ça, la solution sur les arbres isolés, est d’arracher ou brûler les nids de chenilles. C’est une possibilité notamment à proximité des maisons à Guénange. Dans la durée, il faudra peut-être se poser la question de l’utilité patrimoniale des chênes proches des maisons. Est-ce qu’ils méritent d’être conservés ou peut-on envisager leur abattage et leur remplacement par d’autres essences qui ne sont pas concernées par la présence de la chenille processionnaire."

De quel(s) produit(s) parle-t-on ? Est-ce qu’on les effets sur l’environnement et la santé humaine ?

"Il semblerait qu’il n’y ait qu’un seul produit. Il est autorisé sous certaines conditions, dans une période sèche de plusieurs jours et il faut que la population reste à l’abri au moment du traitement donc chaque fois, il faut bien faire que les responsables fassent la balance avantage/inconvénients au moment donné. Il n’y a pas de solution miracle contre ces chenilles, c’est en fonction de la situation à chaque fois."

Qui doit prendre ces décisions et prendre en charge les traitements ?

"C’est la compétence des maires mais l’Etat est en appui, notamment par le conseil comme avec cette réunion. L’office national des forêts est à leur disposition par exemple pour les aider à traiter en fonction du lieu et du moment."

A court terme quelles sont les consignes de prévention ?

"L’agence régionale de santé de Moselle a communiqué les consignes auprès des professionnels de santé, qu’ils soient médecins ou pharmaciens. Des consignes qu’on retrouve sur les sites des services de l’Etat."