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Chirurgie de l'obésité à Saint-Étienne : "je ne voulais pas passer à côté de certaines choses dans la vie"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

À Saint-Etienne, une équipe du centre médical mutualiste des sept collines accompagne les personnes obèses ayant recours à une chirurgie bariatrique pour perdre du poids. Un processus au long cours, loin d'être anodin. A l'occasion de la journée mondiale contre l'obésité, un patient témoigne.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Maxppp - MICHEL CLEMENTZ

Face à l'obésité, de pluÉs en plus de personnes ont recours à des opérations pour perdre du poids. 68.000 chirurgies bariatriques ont été réalisées en 2017, soit quatre fois plus qu'en 2006. À l'occasion de la journée mondiale contre l'obésité ce mercredi 4 mars, France Bleu Saint-Etienne Loire est allé à la rencontre d'une équipe du centre médical mutualiste des sept collines qui accompagne les personnes ayant recours à ses opérations. L'un des patients témoigne. 

Le centre propose depuis 2014 un programme d'éducation thérapeutique autour de l'alimentation, l'activité physique et du bien être. Mais depuis bientôt deux ans, il a ouvert un hôpital de jour pour suivre d'encore plus près les patients et répondre à toutes leurs questions avant et juste après l'intervention. Médecin endocrinologue, psychologue, psychomotricien, infirmière bariatrique , diététicienne ... l'équipe regroupe plusieurs spécialités pour approcher tous les aspects de l'obésité, reconnue comme une maladie chronique par l'Organisation mondial de la santé. 

"La chirurgie ce n'est pas un miracle, c'est une aide à un moment T."

"La chirurgie a cette action immédiate de faire un frein aux apports quotidiens, mais ce laps de temps est de courte durée, explique Nadia Blanc, infirmière bariatrique et coordonnatrice du programme. Il y a tout un travail, des outils à mettre en place pour faire vivre cette chirurgie à court et à long terme. On amène les patients à cette prise de conscience, comme quoi la chirurgie ce n'est pas un miracle, c'est une aide à un moment T."

Parmi ces outils, "prendre des photos de soi, être attentif en terme d'image de soi ou de mobilité" explique Sébastien, psychomotricien. Le but, c'est que les patients ne souffrent pas de trouble de l'image, "qu'ils aient des repères tout au long de cette perte de poids, qu'il n'y ait pas un clivage et qu'ils se retrouvent quatre mois plus tard avec une image qui a changé sans qu'ils s'en soient forcément rendus compte."

L'équipe spécialisée dans l'accompagnement des patients ayant recours à une chirurgie de l'obésité au centre médical mutualiste des 7 collines à Saint-Etienne.
L'équipe spécialisée dans l'accompagnement des patients ayant recours à une chirurgie de l'obésité au centre médical mutualiste des 7 collines à Saint-Etienne. - DR

Pour Jérémy, cet accompagnement a été une aide précieuse pour perdre du poids. Ce n'est pas la pression du regard des autres qu'il l'a poussé à se faire opérer : "la pression, je me la mets moi-même. Ne pas pouvoir accompagner mes enfants sur certaines activités parce que mon poids est un frein ... Je ne veux pas passer à côté de certaines choses dans la vie et me réveiller 15 ans trop tard en me disant, si je l'avais su, je l'aurais fait avant." 

Au moment où il rencontre le chirurgien en avril 2019, il pèse 125 kg. Suivent trois demi-journées en novembre, décembre et janvier où il suit le programme d'éducation thérapeutique, qui porte déjà ses fruits avant même l'opération : "Sur le poids que j'ai perdu, il y en a déjà la moitié que j'ai perdu avant opération. Ça veut dire que le côté diététique, avec ma diététicienne a fonctionné, pour avoir de bons réflexes alimentaires, même avant opération."

L'opération s'est déroulée il y a un mois, le 3 février. Le chirurgien l'ampute de deux tiers de son estomac, remplacés par une poche d'environ 120 millilitres. Sans l'équipe pour répondre à ses questions dans les semaines qui ont suivi, cela aurait été beaucoup plus dur : "On se demande si on a bien fait de le faire, parce que c'est tellement éprouvant ... Quand on doit reprendre la santé, on dit qu'il faut manger mais là on ne peut pas puisque c'est ce qu'on nous a amputé. C'est assez compliqué dans la tête de se dire : oui, on va laisser du temps au temps."

Entre avril dernier et aujourd'hui, Jérémy a perdu 23 kg. Moins de douleur, un quotidien plus facile, et le début d'une nouvelle étape de vie.

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