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Dossier : Coronavirus Covid-19

CHRU de Nancy : les infirmières anesthésistes demandent reconnaissance et revalorisations salariales

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Par , France Bleu Sud Lorraine

Elles ont une triple compétence : anesthésie, réanimation et urgences. Une polyvalence qui les a placées en première ligne, au déclenchement de la pandémie de covid, et sans relâche depuis. Les infirmières anesthésistes se sont mobilisées ce lundi au CHRU de Nancy. L'expression d'un épuisement.

Des infirmières anesthésistes qui se sentent muselées car elles ont été réquisitionnées ce lundi, elles ont préféré tourner le dos
Des infirmières anesthésistes qui se sentent muselées car elles ont été réquisitionnées ce lundi, elles ont préféré tourner le dos © Radio France - Isabelle Baudriller

Elles sont sur le front depuis le début de la crise sanitaire, ce sont elles par exemple qui ont accompagné les transferts de patients covid par TGV l'an dernier entre Nancy et Bordeaux. Les infirmières anesthésistes étaient appelées à la grève ce lundi 17 mai partout en France pour demander une meilleure reconnaissance de leur diplôme (une formation de 7 ans) et des revalorisations salariales.  

A Nancy, tous sites du CHRU confondus, elles sont environ 80 infirmières anesthésistes. Toutes les praticiennes qui voulaient cesser le travail ont été réquisitionnées. Le mouvement s'est donc résumé en un rassemblement en début de matinée devant le bâtiment Louis Mathieu, à Brabois. Des professionnelles qui disent avoir le "cœur gros et lourd"

"Au début de la crise sanitaire, on a été du jour au lendemain opérationnelles sur tous les services de pointe et d'urgence et sans nous, je pense qu'on n'aurait pas pu réagir aussi vite", témoigne ainsi Myriam. Aujourd'hui, après le Ségur de la Santé, "par rapport à toutes les revalorisations des grilles salariales des professionnels de santé, nous sommes les seules à ne pas avoir été revalorisées à la hauteur de nos compétences", déplore Françoise.

L'expression d'un épuisement et d'un ras-le-bol
L'expression d'un épuisement et d'un ras-le-bol © Radio France - Isabelle Baudriller

Une triple compétence en anesthésie, réanimation et urgences après une formation de 7 ans. "Comme on est capable d'avoir une adaptabilité très rapide", explique Sabine, "on nous a sorties des blocs et on nous a envoyées faire du renfort dans les services qui le nécessitaient. Il y a un an, on l'a fait naturellement. La deuxième vague aussi. Mais maintenant, ça fait un an et le recrutement n'est pas arrivé dans ces services et nous pallions toujours ce manque de collègues."

D'où l'épuisement physique et moral que décrit Rommy : "On a tous la boule à la gorge. C'est très très lourd, on essaie de rester soudées mais on sent le mal-être. Les gens sont dépités, dégoûtés". En cause, selon elle, "le manque de bienveillance, et c'est peu dire ! On nous affecte tous les 15 jours en réanimation, tantôt à droite, tantôt à gauche. On ne peut pas nous demander de s'investir autant, de travailler la nuit, le jour en faisant fi de nos vies privées, de nos enfants, de nos familles. Un moment donné, on dit stop." 

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