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Santé – Sciences

CHU de Nancy : l’hôpital attend toujours le feu vert de l’Etat et juge plausible plus de 400 suppressions de postes

lundi 2 juillet 2018 à 18:50 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine et France Bleu

La direction du CHU n’a pas démenti l’hypothèse de 400 à 600 postes supprimés d’ici 2023 sur les 8.000 que compte l'hôpital public ce lundi. Les médecins, les syndicats et la direction attendent toujours le feu vert de l’État pour investir et remonter les blocs opératoires à Brabois.

Dans le projet de restructuration, les urgences, la réanimation et les blocs opératoires remonteraient à Brabois.
Dans le projet de restructuration, les urgences, la réanimation et les blocs opératoires remonteraient à Brabois. © Radio France - Thierry Colin

Nancy, France

Les chiffres avancés par la CFDT, la suppression de 400 à 600 postes au CHU de Nancy d’ici 2023, n’ont pas été confirmés ce lundi par la direction mais ils sont "plausibles" pour le directeur de l’hôpital, Bernard Dupont, "il faut d'abord faire des restructuration pour permettre des économies". Un plan qui ferait passer le CHU de sept sites actuellement à seulement deux : l'hôpital central et le site de Brabois. 

Remonter les blocs avant la maternité

Le CHU entend faire des économies en développant l’ambulatoire et en supprimant du personnel la nuit et les week-ends mais aussi en remontant une partie des activités lourdes de l’hôpital central vers Brabois. Tout ce qui est chirurgical, notamment la réanimation, les urgences et les blocs opératoires auraient la priorité pour un déménagement sur la maternité régionale qui a forcément vocation à se retrouver à Brabois, à proximité de l'hôpital d'enfants. Le budget de la restructuration s’élève à 380 millions d’euros, étalé sur dix ans, à partir du feu vert de l’Etat. Mais pour l'heure : aucun feu vert en vue regrettent les médecins, les syndicats et la direction.

Il faut que l'Etat débloque les choses - Laurent Hénart. 

Pour le maire de Nancy, Laurent Hénart, président du conseil de surveillance du CHU qui se tenait ce lundi, "on a besoin maintenant d’un coup de collier d’investissement pour revenir à l’équilibre. On a un projet d'investissement qui est très mesuré, qui est très raisonnable et maintenant il faut que l'Etat débloque les choses parce que la motivation des personnels en dépend et le rang du CHU de Nancy dans les 10 ans qui viennent en dépend aussi. "

Déjà 400 suppressions de postes et de 284 lits supprimés

Une attente insupportable pour Alex Gorge, de la CFDT, qui est ressorti très déçu du conseil de surveillance qui se tenait ce lundi : "Cela fait deux ans que les 8.000 agents attendent. Après 400 suppressions de postes et de 284 lits supprimés ces dernières années, on attend, on attend, on attend… C’est de l’enfumage, c’est l’inacceptable qui vient d’être franchi. A la rentrée, la CFDT va rentrer en résistance pour sauver le CHU de Nancy. On demande à la ministre de la Santé si oui ou non, elle veut sauver le CHU de Nancy". La ministre de la Santé, justement, attendue vendredi à Nancy pour une visite ministérielle dans un Ehpad de la ville.