Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

CHU de Nancy : l’inquiétude des infirmiers, aides-soignants et brancardiers

-
Par , France Bleu Sud Lorraine

Les salariés de hôpital public de Nancy de nouveau mobilisés ce jeudi. Les inquiétudes portent sur l’avenir du CHU, en quasi-faillite, alors que l’Etat semble jouer la montre pour valider des investissements structurels. Et de leur côté, les médecins s’inquiètent aussi.

 Un arbitrage en fin d'année ou début 2019 pour le CHU de Nancy ?
Un arbitrage en fin d'année ou début 2019 pour le CHU de Nancy ? © Radio France - Thierry Colin

Après une démonstration de la CFDT la semaine dernière sous forme de SOS, cette fois, la CGT, FO et la CFTC déploient leurs drapeaux au CHU de Nancy pour s’inquiéter de l’avenir de l’hôpital public avec une démonstration, ce jeudi, devant la Maternité régionale qui fait partie du CHRU. Certains y verront des actions en préparation des élections professionnelles en fin d’année mais ce ne sont pas les seuls à s’inquiéter sur l’avenir de l’hôpital dont les comptes sont dans le rouge. 

Des élus mobilisés

Des élus nancéiens donnent aussi de la voix : Laurent Hénart le maire de Nancy, Mathieu Klein, le président du Conseil Départemental, mais aussi la députée LREM de Nancy, Carole Grandjean, qui doit rencontrer le conseiller santé du Premier ministre à Matignon, ce jeudi, pour défendre l’avenir de l’hôpital.

Début 2019 ?

Si on évoquait un Copermo en novembre (Comité interministériel de performance et de la modernisation de l'offre de soins) pour fixer l’aide structurelle de l’Etat, la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, attend le résultat d’une nouvelle étude de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) qui doit se pencher sur le fonctionnement de l’hôpital avec des résultats espérés en octobre.  L’Etat semble jouer la montre sur des investissements attendus depuis plusieurs années et on attend un arbitrage plutôt en fin d'année ou début 2019. 

On fait des efforts conséquents

Il s’agit de construire de nouveaux bâtiments sur le site de Brabois, sur les hauteurs de Vandoeuvre pour éviter les services en doublon. Un regroupement sur un seul site qui permettrait de faire des économies au quotidien. Les médecins donnent aussi de la voix avec une motion de soutien à la réorganisation de l’hôpital par l’intermédiaire la Commission médicale d’établissement, désormais présidée par Christian Rabaud. Le professeur, qui parle au nom de la communauté des médecins du CHU; résume l'état d'esprit : «Depuis plusieurs années on fait des efforts conséquents, des efforts payants qui ont permis à la fois de réduire le déficit et d'améliorer objectivement l'organisation avec la suppression des services qui pouvaient être en doublon. 

On est un petit peu au bout de la démarche que l’on peut faire dans l'état actuel des choses.

On est par ailleurs plombé par une dette qui est antérieure et on a besoin d'être aidés pour pouvoir mettre en place ce projet de regroupement de l'ensemble de l'activité sur un seul site qui sera la possibilité pour nous de gagner encore en efficience. Tant que l’on est sur sept sites, il y a des postes incompressibles, des temps perdus dans les déplacements patients, dans les déplacements de praticiens. Le regroupement est nécessaire mais cet investissement, aujourd'hui, on ne peut pas se le payer tout seul. 

Urgence 

Le nouveau gouvernement refait les analyses, ce qui est tout à fait normal, mais depuis, on tergiverse, on s'interroge : aucun signe positif ne permet de soutenir la dynamique que l’on a mis en œuvre conjointement à la fois la communauté médicale, en parfaite adéquation avec les personnels qui ont joué le jeu et qui, aujourd'hui, ne veulent pas aller plus loin sans certitudes, sans perspectives claires» estime Christian Rabaud.

Pour l’heure, les projections envisagent de nouveau 400 suppressions de postes, une nouvelle coupe dans l’effectif du CHU que se refusent de valider les syndicats du CHU de Nancy notamment la CFDT et la CGT

Choix de la station

À venir dansDanssecondess