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CHU de Nancy : "Pousser les murs et faire des efforts, ce n'est plus tolérable"

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Par , France Bleu Sud Lorraine, France Bleu

Après les propos d'Emmanuel Macron appelant les soignants à faire des efforts face à la troisième vague de Covid, des soignants du CHRU de Nancy ont publié une image où ils prennent le chef de l'Etat au mot. Un cliché devenu viral.

Des soignants du CHRU de Nancy ont décidé de "pousser les murs" face à la crise sanitaire
Des soignants du CHRU de Nancy ont décidé de "pousser les murs" face à la crise sanitaire - Capture d'écran Twitter

L'allocution d'Emmanuel Macron en milieu de semaine n'est pas passée auprès de certains soignants. Le chef de l'Etat appelait les soignants à faire un effort supplémentaire avec la création de lits de réanimation supplémentaires pour soigner les malades de la troisième vague de Covid-19.

Ils poussent littéralement les murs

Au CHRU de Nancy, certains ont décidé de prendre le chef de l'Etat au mot. Un anesthésiste-réanimateur a publié sur son compte Twitter deux photos sur lesquelles apparaît notamment le professeur Bruno Lévy, chef du service de médecine intensive et réanimation médicale au CHRU de Nancy, en train de faire des pompes et de pousser littéralement les murs d'un couloir de l'hôpital. Un tweet qui fait réagir.

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Des soignants qui tournent en dérision une intervention qui les a choqués, selon Bruno Lévy, contacté par France Bleu Sud Lorraine : 

"Pousser les murs et faire des efforts n'est plus tolérable. La première raison, c'est qu'on aurait pu faire beaucoup mieux. On nous dit pousser les murs alors qu'on est à 5 000 lits de réanimation, qu'on a déjà beaucoup déprogrammé. On aurait pu le faire à 3 000 lits, on ne serait pas tombés dans la crise actuelle avec le nombre de malades et de morts qui vont arriver."

Bruno Lévy dénonce "l'autosuffisance insupportable" du chef de l'Etat. Avoir attendu autant pour reconfiner n'est "du point de vue de la santé pas acceptable". Le chef de service regrette aussi que le nombre d'internes en réanimation n'ait pas été augmenté en pleine crise sanitaire.

Tous les lits de réanimation ouverts sont occupés

Bruno Lévy a reçu des témoignages de partout. Un médecin en colère car la situation qu'il qualifiait de catastrophique sur France Bleu Lorraine ce 30 mars continue d'empirer en réanimation : 

"Quand on a discuté, je vous avais dit qu'on avait 102 lits pour 102 malades. Le lendemain, c'était 108 lits pour 108 malades. Là, on rouvre huit lits de plus et dans quelques heures, on aura 116 lits pour 116 malades. Les cliniques jouent le jeu et se remplissent, les hôpitaux autour du CHRU la même chose".

Une question désormais : quand le nombre de malades va-t-il commencer à baisser ?

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