Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé - Sciences

CHU de Nancy, priorité nationale : le directeur Bernard Dupont table sur 300 millions d'euros d'aide de l'État

-
Par , France Bleu Sud Lorraine

L'État doit valider fin janvier un plan de soutien pour la réorganisation du CHU de Nancy. Le projet coûtera plus de 500 millions d'euros. Cette aide financière est donc bienvenue pour le directeur Bernard Dupont. De son côté, l'hôpital poursuit ses recherches d'économies.

Le directeur général du CHU de Nancy Bernard Dupont était notre invité en direct ce vendredi matin
Le directeur général du CHU de Nancy Bernard Dupont était notre invité en direct ce vendredi matin © Radio France - Lucas Valdenaire

Nancy, France

L’État mettra la main au portefeuille en validant, le 28 janvier prochain, un plan de soutien financier à la réorganisation complète de l'hôpital. L'objectif est de regrouper les activités du CHU sur un seul site : celui de Brabois.

Le projet, prévu sur 10 ans, est évalué à plus de 500 millions d'euros. C'est beaucoup trop pour l’hôpital nancéien très endetté. De plus, la structure a déjà supprimé 400 postes sur les cinq dernières années. Voilà pourquoi le directeur général Bernard Dupont estime que cette aide financière de l’État est plus que bienvenue. "L'hôpital est en bonne voie" d'être sauvé, explique-t-il ce vendredi matin en direct sur France Bleu Lorraine. L'attention portée par le gouvernement est très positive".

Un déménagement en deux temps

Concrètement, le montant du chèque versé par l’État sera connu à l'été 2020. Sur les 500 millions d'euros nécessaires à la réorganisation, la direction espère toucher 60% de la part de l’État (soit 300 millions d'euros).

Cet argent servira en deux fois : 

-une première phase avec la démolition de la barre de Brabois, explique Bernard Dupont. La rénovation des bâtiments existants sur le site mais aussi la construction de nouvelles structures. L'objectif sera, dans un premier temps, de transférer les activités de l'hôpital central à Brabois. Cela devrait se faire en cinq ans, "tout en assurant la continuité ses soins", assure le directeur général.

-une seconde phase avec la remontée de la maternité et du centre chirurgical Émile Gallé, là aussi sur Brabois. 

Il n'y aura donc plus de chirurgie en centre-ville de Nancy. "Mais il y aura toujours l'idée d'un hôpital de proximité avec des consultations de spécialistes, un plateau technique mutualisé, pourquoi pas, avec des acteurs libéraux, ainsi qu'un accès aux soins non programmés avec une maison médicale de garde", poursuit Bernard Dupont. 

Cette maison médicale devrait voir le jour à la mi-janvier 2020 sur le site de l'hôpital central.

Une aide de l’État : à quel prix ?

Si l’État soutient l'hôpital, c'est que les critères d'économies ont été remplis : 400 suppressions de postes sur les cinq dernières années. Sans compter les 600 suppressions supplémentaires à venir dans la prochaine décennie. Nombre qui n'a pas été infirmé par le directeur général du CHU de Nancy ce vendredi matin sur France Bleu Lorraine. 

"C'est vrai qu'on est déjà à la recherche d'un poste par ci, un demi-poste par là, confirme-t-il. Mais c'est la traduction de l'évolution de l'activité."

"Demain, avec l'évolution des techniques médicales, des opérations chirurgicales pourront être faites en ambulatoire. C'est du confort pour le malade mais aussi pour le personnel. Pour ce type d'opérations, nous n'aurons plus besoin d'équipes de nuit ou de week-end. C'est une limitation des contraintes pour les agents."

Le directeur explique également réfléchir à la taille des unités, "un autre moyen d'avoir des effectifs," selon lui. "Nous avons un débat national sur le niveau des effectifs dans l’hôpital et on s’inscrit dans cette réflexion-là."

Bernard Dupont n'infirme pas non plus la fermeture de 170 lits supplémentaires d'ici dix ans. En pleine période de grève nationale aux urgences où les agents dénoncent, justement, ces fermetures. "La ministre s'est exprimée et on travaille avec l'ARS du Grand Est pour avoir des lits dédiés aux postes urgences, répond Bernard Dupont. "Pour des malades qui passent aux urgences, nous ne serons pas contraints à une recherche de lits avec des services qui prennent en charge le malade de manière polyvalente. Cela permettra, soit de régler leur problème, soit d'orienter vers une discipline plus spécialisée."

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu