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Dossier : Coronavirus Covid-19

CHU de Saint-Étienne : 75% de hausse des hospitalisations Covid en médecine en un mois

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Le CHU de Saint-Étienne a présenté jeudi 8 avril sa stratégie face à la troisième vague de Covid-19. Comme les autres hôpitaux de la Loire, il se retrouve contraint de déprogrammer les opérations non urgentes, et a aussi entamé des transferts de patients, pour libérer des personnels et des lits.

Le directeur général du CHU de Saint-Étienne, Olivier Bossard.
Le directeur général du CHU de Saint-Étienne, Olivier Bossard. © Maxppp - Rémy Perrin

Le CHU de Saint-Étienne, comme la plupart des établissements hospitaliers de la Loire, est confronté à "une évolution extrêmement rapide" des hospitalisations Covid. Ce sont les mots du directeur général Olivier Bossard ce jeudi en conférence de presse. Et les chiffres sont parlants : depuis le 1er mars, le nombre d'hospitalisations de patients Covid non critiques a augmenté de 75%. La hausse est considérable aussi en réanimation, de 50% sur le mois écoulé. Selon les données disponibles jeudi, au CHU de Saint-Étienne 103 patients Covid étaient hospitalisés en soins non critiques, et 28 se trouvaient en réanimation. À l'échelle du Groupement hospitalier de territoire de la Loire, 297 patients étaient hospitalisés en médecine et 72 en réanimation.

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Faire de la place pour le plus grand nombre

Le CHU stéphanois s'est donc une nouvelle fois réorganisé ces derniers jours, en déprogrammant à la demande de l'Agence régionale de santé Auvergne-Rhône-Alpes les opérations non urgentes. Seules les greffes, la pédiatrie et la cancérologie sont maintenues. Cela permet de libérer les personnels des blocs opératoires et de libérer les blocs eux-mêmes, où sont déployés de nouveaux lits de réanimation pour les patients Covid les plus grave : 12 lits ont ainsi été créés depuis le début de la semaine. L'objectif étant évidemment "d'éviter que les patients n'aillent en réanimation", insiste le professeur Patrick Mismetti, chef du pôle Multi. 

Des transferts de patients ont aussi eu lieu pour libérer des lits : depuis dix jours, 13 malades ont quitté les hôpitaux de la Loire et du Nord Ardèche essentiellement vers le CHU de Clermont-Ferrand. "Ça fait partie de notre stratégie et ça avait montré son efficacité en octobre dernier", souligne le professeur Jérôme Morel, chef de service réanimation au CHU. Il précise que ces transferts sont anticipés pour cette troisième vague, avec une sélection de patients "parfaitement stables, sous anesthésie générale, sous leur respirateur et pour lesquels on estime que le risque à courir est le plus faible possible; on préfère sélectionner que de transférer des patients en catastrophe, et cette anticipation est fondamentale à ce stade de l'épidémie"

Des patients plus jeunes 

Le directeur général du CHU insiste aussi sur cette capacité d'anticipation. "On a une gestion plus fine de la situation, parce qu'on a une année d'expérience", commente Olivier Bossard. "De l'expérience... et de la lassitude", ajoute-t-il. Parce que la situation, aussi durable soit-elle, n'en reste pas moins exceptionnelle, rappelle le professeur Morel. "Si on fait des transferts, qu'on ferme des blocs opératoires, c'est qu'on n'a pas le choix; on fait de la médecine de guerre et pour cela, il faut faire de le place pour le plus grand nombre", lâche le chef de service réanimation. 

La situation est d'autant plus tendue avec cette troisième vague épidémique, que les équipes du CHU stéphanois ont le sentiment que la deuxième vague n'est jamais vraiment retombée. "La redescente après la vague d'octobre-novembre n'a jamais été très bas, on est resté sur un palier avec toujours des hospitalisations Covid; on n'a pas pu vider vraiment les lits", résume le professeur Elisabeth Botelho-Nevers. L'infectiologue note une autre différence par rapport à la première vague de l'épidémie, et à la deuxième, c'est le profil des patients, avec une moyenne d'âge moins élevée. 

La proportion de formes graves de Covid-19 chez les moins de 60 ans est en tout cas plus importante que les mois précédents. Les explications à ce phénomène ne sont pas encore certaines, mais la forte circulation du variant anglais (80% des cas dans la Loire) et sa gravité, ainsi que l'impact de la vaccination sur les plus âgés, peuvent avoir une influence. 

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