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Santé – Sciences

Quatre mois et puis s’en va : Auvers-le-Hamon à nouveau sans médecin

mercredi 27 juin 2018 à 17:07 Par Bertrand Hochet, France Bleu Maine

La commune qui a passé deux ans sans médecin venait de recruter une praticienne d’origine roumaine. Mais après quatre mois d'activité, cette femme vient de quitter son poste. Elle considérait qu'elle n'avait pas assez de patients pour gagner sa vie. La municipalité relance un recrutement.

Un préfabriqué pour recevoir les patients.
Un préfabriqué pour recevoir les patients. © Radio France - Bertrand Hochet

René est l'un des rares habitants d’Auvers-le-Hamon qui avaient choisi ce médecin. Après son départ brutal, le retraité se dit désemparé : « j’ai besoin d’un rendez-vous tous les trois mois pour renouveler mes médicaments. Je vais rechercher un autre docteur mais je sais que j’aurai du mal à trouver ». Même inquiétude chez Kelly, installée dans la commune avec son conjoint depuis six mois : « ça nous fait aller jusqu’à Sablé et encore, à la maison médicale, ils ne peuvent pas forcément toujours prendre des rendez-vous dans l'urgence ». 

A la recherche immédiate d’un autre médecin

Sur le préfabriqué qui faisait office de cabinet médical en bas du bourg, une affichette indique que la municipalité repart en quête d'un nouveau praticien. Le maire, Jean-Pierre Legay, a demandé au recruteur, payé 11.000 €, de reprendre ses recherches, principalement à l'étranger. « Etant donné que notre médecin est partie très rapidement après son arrivée, il a l'obligation – c’est écrit dans son contrat – de nous trouver une autre personne et là on n'a pas à lui redonner d'argent ». Le maire espère qu'une solution sera trouvée à la fin de l'été, même si la concurrence est rude entre les communes. Jean-Pierre Legay pense qu'il faut compter ensuite au moins six mois entre l'accord de principe du médecin et son installation réelle à Auvers-le-Hamon. 

« Elle était trop pressée »

Le maire d’Auvers-le-Hamon raconte qu’il est tombé de haut. « J’ai appris son départ par un coup de fil de l’ordre des médecins », se souvient Jean-Pierre Legay. Pour l’élu, c’est une grande déception : « on a fait un gros, gros travail pour la faire venir. On lui a proposé plein de choses que, parfois, elle a refusé, comme par exemple le contrat qui lui aurait permis d’avoir une avance de 5.000 euros (comme un prêt), à condition qu’elle reste trois ans. Elle n’en n’a pas voulu ». Cette femme recevait quatre ou cinq patients par jour, en moyenne, alors que son prédécesseur en soignait une vingtaine quotidiennement. 

Mieux faire la prochaine fois

L’élu estime que la municipalité n’est pas la seule responsable de ce départ, loin s’en faut. « On a échoué », reconnaît Jean-Pierre Legay, maire d'Auvers-le-Hamon. « Mais ça tient beaucoup à sa personnalité. Elle n’est pas restée assez longtemps. La doctoresse de la commune voisine a mis six mois - un an, à se constituer une patientèle correcte. Elle, elle voulait gagner de l’argent tout de suite ». Pour le maire, la nationalité roumaine de cette médecin n'a pas été un frein pour les habitants. Ces derniers avaient simplement pris d'autre habitudes ces dernière années, faute de praticien dans la commune, estime Jean-Pierre Legay. A Auvers-le-Hamon, certains habitants s’interrogent toutefois sur les conditions d’accueil de cette médecin : un cabinet dans un préfabriqué (en attendant la rénovation d’une salle dans le Prieuré, ndlr) et la maison de retraite de la commune qui ne la faisait pas intervenir pour ses résidents malades.