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Santé – Sciences

Pollution : une étude sur notre exposition aux pesticides en Grand-Est

lundi 25 juin 2018 à 17:37 Par Aurélie Jacquand, France Bleu Champagne-Ardenne et France Bleu Sud Lorraine

Une campagne de mesure a été lancée ce lundi afin de détecter la présence dans l'air de 80 pesticides, dont le fipronil et le glyphosate. La France se lance pour la première fois dans une telle étude, qui va durer un an. Cinquante sites ont été choisis pour être analysés, dont cinq en Grand-Est.

C'est la première fois qu'une étude est menée en France sur la pollution de l'air aux pesticides (illustration).
C'est la première fois qu'une étude est menée en France sur la pollution de l'air aux pesticides (illustration). © Maxppp - Nicolas Kovarik

Reims, France

C'est une première à l'échelle nationale : une campagne pour mesurer les pesticides présents dans l'air que l'on respire. Elle a été lancée ce lundi par Atmo France (l'organisme qui fédère les associations de surveillance de la qualité de l'air), Ineris (l'Institut national de l'environnement industriel et des risques) et l'Anses (l'Agence nationale de sécurité sanitaire).

"On surveillait déjà les taux de pesticides dans l'eau ou dans notre alimentation, mais pas encore dans l'air", précise Emmanuelle Drab-Sommesous, directrice d'Atmo Grand-Est : "C'est plus difficile de mesurer ces substances dans l'air et notamment le glyphosate, qui est peu volatile".

La méthodologie

Quelque 80 substances seront analysées, dont certaines ont défrayé la chronique comme le Fipronil ou récemment le Glyphosate. "C'est un système alimenté avec une pompe qui va prélever de l'air. On piège l'air et on prélève le pesticide", explique Emmanuelle Drab-Sommesous. Les prélèvements vont durer un an, afin d'intégrer les activités humaines : "On a remarqué par exemple que les herbicides étaient plutôt utilisés l'automne et les fongicides en printemps-été"

Emmanuelle Drab-Sommesous nous explique comment ça marche

Toujours dans l'optique d'avoir des données les plus représentatives possibles, 50 sites ont été choisis, en métropole et en Outre-mer, pour réaliser les mesures. Des sites urbains ou péri-urbains (52%), ruraux (48%) et de productions agricoles différentes : 40% de grandes cultures, 22% de vignes, 22% de sites arboricoles, 14% de maraîchage et 6% de sites d'élevage.

En Grand-Est, cinq sites font partie de la liste :

  • trois en ex Champagne-Ardenne (un dans l'Aube et deux ans le pays rémois / un territoire urbain, l'autre vigne).
  • un en ex-Alsace (Colmar et ses alentours / territoire urbain et vigne)
  • un en ex-Lorraine (bassin nancéien / territoire urbain grande culture)

Connaître l'exposition de la population à ces produits

Dans leur communiqué commun, Atmo France, l'Ineris et l'Anses explique que cette campagne "permettra de définir les modalités d'une stratégie pérenne nationale de surveillance des résidus de pesticides dans l'air ambiant". Car comme cette étude est une première, il n'existe pas encore de seuil réglementaire et c'est entre autre à ça que ces mesures doivent servir. Mais Emmanuelle Drab-Sommesous précise : "C'est quelque chose de très complexe car quand on parle de pesticides c'est une grande famille avec des comportements différents".

Emmanuelle Drab-Sommesous