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Dossier : Coronavirus

Clermont-Ferrand : les personnels du CHU lancent une pétition pour alerter sur leurs conditions de travail

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Dans cette lettre ouverte, à l'initiative des syndicats CGT, FO, SUD du CHU, les personnels réclament plus de moyens humains et matériels. Ils se disent abandonnés par le gouvernement, dont ils critiquent aussi la gestion de la crise sanitaire.

L'entrée principale du CHU Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand.
L'entrée principale du CHU Gabriel Montpied à Clermont-Ferrand. © Radio France - Eric Le Bihan

La lettre s'adresse à l'Agence régionale de santé (ARS), la préfète du Puy-de-Dôme, et le ministère de la Santé. Les personnels de santé du CHU de Clermont-Ferrand lancent une attaque rude contre les autorités sanitaires, dont ils jugent la politique de gestion de crise du coronavirus "criminelle"(le mot est répété trois fois).

Dans cette lettre-pétition, deux choses qui se rejoignent : d'abord, leurs conditions de travail. "Votre politique qui consiste à ne pas nous donner tous les moyens nécessaires pour protéger chacun d’entre nous et les patients (manque de moyens de protection, masques chirurgicaux et FFP2, sur blouses, lunettes, SHA, tests,…) est criminelle. C’est criminel de ne pas nous dépister systématiquement lorsqu’un collègue est testé positif au COVID19 et que nous l’avons côtoyé." Et ensuite, le manque de moyens alloués aux personnels hospitaliers pour combattre le Covid-19. "Votre politique qui consiste à ne pas prendre les mesures nécessaires (réquisition de toutes les usines qui peuvent fabriquer les masques qui nous manquent, réquisition des laboratoires privés qui peuvent faire les tests de dépistage auxquels nous n’avons pas droit aujourd’hui, maintien et garantie de tous les effectifs par la titularisation de tous les CDD…) est criminelle."

Le gouvernement visé

Dans leur viseur : le gouvernement, accusé de ne pas en faire assez, et surtout, de ne pas en avoir fait assez pour gérer cette crise. "Depuis le temps qu’on alerte les gouvernements successifs, et particulièrement le vôtre depuis 1 an, sur la nécessité d’arrêter les suppressions de postes et les fermetures de lits, de recruter du personnel et de rouvrir des lits pour être en capacité de répondre aux besoins en matière de santé publique, nous n’avons jamais été entendus ! (...) Nous demandons des actes, pas des paroles de réconfort !"

En conséquence, les syndicats ont listé leurs exigences, pour "tout de suite", adressée à l'ARS, au ministère de la Santé, et à la préfète du Puy-de-Dôme. "Des masques chirurgicaux, FFP2, des sur blouses, des lunettes, du gel, des tests de dépistage, des lits, du personnel, des respirateurs et le matériel pour les faire fonctionner (valves, filtres…), des médicaments (antibiotiques, hydroxychloroquine, curare…), et l'augmentation du point d'indice"

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