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Cluster au commissariat de Beauvais : "il n'est pas prévu de fermer et d'arrêter de fonctionner"

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Par , France Bleu Picardie

Plusieurs policiers ont été testés positifs à la Covid-19 au commissariat de Beauvais dans l'Oise. Vingt agents ont été contaminés et sont en arrêt maladie chez eux. D'autres cas contacts sont également confinés pendant une semaine, le temps de voir s'ils ont des symptômes.

Vingt policiers ont été dépistés positifs au coronavirus au commissariat de Beauvais, d'autres agents "cas contacts" restent confinés la semaine.
Vingt policiers ont été dépistés positifs au coronavirus au commissariat de Beauvais, d'autres agents "cas contacts" restent confinés la semaine. © Radio France - Noémie Guillotin

Vingt cas de coronavirus ont été détectés chez les policiers du commissariat de Beauvais dans l'Oise (sur un effectif de 230 agents) a appris France Bleu Picardie. Les derniers tests effectués ont révélé un nouveau cas qui s'ajoute aux dix-neuf déjà dépistés. 

Des cas contacts également à l'isolement

Ces vingt personnes infectées sont en arrêt maladie, confinées, avec suivi médical. Pour l'instant aucune n'a eu besoin de se faire hospitaliser. Il s'agit notamment de policiers qui participaient aux patrouilles de terrain. D'autres "cas contacts" ont été placés en "septaine", en isolement pendant sept jours, le temps de voir s'ils sont ou non contaminés. "A l'issue de cette septaine, s'ils sont testés négatifs, ils pourront reprendre le travail normalement", explique Olivier Dimpre, le Directeur départemental de la sécurité publique (DDSP) de l'Oise.

24 heures sur 24 dans des locaux partagés, fréquentés" Olivier Dimpre, DDSP de l'Oise

Mais comment expliquer la rapidité de la contamination des agents de police? Selon Olivier Dimpre "cette rapidité peut s'expliquer par plusieurs causes : bien que l'ensemble des fonctionnaires respecte les gestes barrières, les mesures de distanciation sociale, par nature on est sur des missions qui se déroulent 24 heures sur 24 dans des locaux qui sont partagés, fréquentés, des véhicules de patrouille qui sont partagées ainsi que des _postes informatiques collectifs_, et en dépit des mesures de désinfection qui sont régulièrement organisées, dès l'instant où vous avez quelqu'un qui est contaminé, ça peut très vite se propager".

Plan de continuité

Si le nombre de cas positifs à la Covid-19 devait augmenter, la police a des plans de continuité d'activité qui sont prévus. Un plan de continuité est une organisation des services en mode dégradé. Cela permet d'éviter que les unités se rencontrent, se croisent par exemple, tout en maintenant les capacités opérationnelles de la police au service du public. Le commissariat devra alors "faire le tri" entre les missions prioritaires (aide à la population et le maintien de l'ordre) et les missions plus accessoires.

Mais pour l'heure "il n'est pas prévu de fermer le commissariat et d'arrêter de fonctionner" assure Olivier Dimpre.

L'agence régionale de santé (ARS) aide le commissariat à gérer la situation. Elle a organisé des campagnes de dépistages rapides pour les policiers et suit au jour le jour l'évolution du "cluster".

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