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Dossier : Coronavirus Covid-19

Colchicine, plasma, anticorps de synthèse : où en est la recherche de traitements contre le Covid-19 ?

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

Alors que des chercheurs canadiens ont affirmé samedi 23 janvier avoir trouvé un anti-inflammatoire efficace pour traiter le Covid-19, France Bleu fait le point sur les recherches menées dans le cadre de cette pandémie.

Le service de réanimation de l'hôpital Bonnet de Fréjus où les admissions dues au Covid-19 ont doublé par rapport au premier confinement.
Le service de réanimation de l'hôpital Bonnet de Fréjus où les admissions dues au Covid-19 ont doublé par rapport au premier confinement. © Maxppp - PHOTOPQR/NICE MATIN

Les chercheurs du monde entier s'affairent depuis un an pour mettre un terme à la pandémie de Covid-19. Les uns se penchent sur les vaccins - deux sont d'ores et déjà sur le marché en France : celui des laboratoires Pfizer/BioNTech et celui de Moderna - les autres s'attaquent à la recherche d'un traitement pour lutter contre le virus lorsque celui-ci a déjà infecté les patients.

Plusieurs traitements sont déjà utilisés dans les hôpitaux aujourd'hui. Depuis septembre, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Agence européenne du médicament (EMA) recommandent l'administration de la dexaméthasone, se basant sur l'étude britannique Recovery. Les corticoïdes, et en particulier celui-ci, permettent de réduire la mortalité due au Covid-19, mais seulement pour les cas sévères qui nécessitent l'administration d'oxygène. 

Infirmier utilisant de la Dexomethasone, un anti-inflammatoire, en France.
Infirmier utilisant de la Dexomethasone, un anti-inflammatoire, en France. © AFP - SIDNEY LÉA LE BOUR / HANS LUCAS

Les anticoagulants sont également utilisés chez les patients les plus gravement atteints pour éviter une thrombose provoquée par la formation de caillots sanguins, l'une des complications graves du Covid-19.

Les anticorps de synthèse désormais utilisés en Allemagne 

L'Allemagne va devenir le premier pays de l'Union européenne à utiliser contre le Covid-19 le traitement expérimental à base d'anticorps de synthèse, a annoncé dimanche 24 janvier le ministre de la Santé Jens Spahn. Le gouvernement a acheté 200.000 doses.

Deux déclinaisons de ce traitement à base d'anticorps "monoclonaux" seront utilisées dans des hôpitaux universitaires dès cette semaine : ceux des firmes Regeneron et Eli Lilly. Les deux fonctionnent de manière similaire, mais la version de Regeneron combine deux anticorps de synthèse et celle d'Eli Lilly n'en utilise qu'un. Ces anticorps imitent le fonctionnement du système immunitaire après la contamination par le coronavirus en allant bloquer la pointe du virus qui lui permet de s'attacher aux cellules humaines et de les pénétrer. Donald Trump, alors président des Etats-Unis, avait reçu début octobre le traitement de Regeneron lorsqu'il avait été brièvement hospitalisé.

Ces anticorps de synthèse "fonctionnent comme une vaccination passive", a expliqué le ministre de la Santé, Jens Spahn. "Administrer ces anticorps durant les phases initiales de l'infection peut aider des malades à haut risque à éviter une évolution plus grave".

La colchicine, présentée comme le premier médicament oral

Un nouveau traitement suscite de l'espoir mais des analyses plus poussées sont encore nécessaires : la colchicine

D'après une vaste étude clinique, cet anti-inflammatoire est efficace pour traiter le Covid-19 et réduire les risques de complications liées à la maladie, a annoncé l'Institut de Cardiologie de Montréal (ICM), samedi 23 janvier. L'étude, menée au Canada, aux Etats-Unis, en Europe, en Amérique du Sud et en Afrique du Sud, a porté sur 4.488 patients. Les résultats ont "démontré que la colchicine a réduit de 21% le risque de décès ou d'hospitalisations chez les patients atteints de Covid-19 comparativement au placebo", souligne l'ICM.

Néanmoins, plusieurs médecins appellent à la prudence, comme le chef de clinique infectiologie de l'hôpital Bichat.

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Les résultats du traitement de l'Institut Pasteur de Lille attendus fin mai

L'Institut Pasteur de Lille est également mobilisé pour trouver un traitement afin d'éviter de développer des formes graves. Les tests sur les patients pourraient débuter dès le mois de février. 

Ce médicament, qu'on prendrait en cachet à avaler ou en suppositoire, est issu d'une molécule appelée Clofoctol et utilisée jusqu'en 2005 pour trai­ter les infec­tions res­pi­ra­toi­res béni­gnes sous la forme du sup­po­si­toire Octofene. Les effets secondaires et les possibles complications sont donc connues et ne constitueraient pas d'obstacles selon Xavier Nassir, directeur général l'Institut Pasteur. Les résultats pourraient arriver fin mai, plus d'un an après le début de la pandémie.

Tocilizumab : un immunosuppresseur toujours à l'étude

Le tocilizumab est un immunosuppresseur déjà utilisé contre la polyarthrite rhumatoïde. Les chercheurs espèrent qu'il puisse lutter contre le phénomène inflammatoire responsable des cas les plus graves de Covid-19. Jusqu'à présent, les essais n'ont toutefois pas permis d'apporter une réponse catégorique et jeudi dernier, une étude publiée dans la revue médicale BMJ indiquait même qu'il n'était pas efficace. D'autres recherches se poursuivent. 

Utiliser le plasma d'anciens malades du Covid-19 : une efficacité réelle encore à prouver

Il s'agit de transfuser à des malades du plasma prélevé sur des personnes auparavant contaminées mais désormais rétablies, afin qu'ils bénéficient de leurs anticorps. Selon certaines études, ce traitement s'est révélé efficace pour traiter le virus Ebola ou le SRAS, qui est de la même famille que le coronavirus responsable du Covid-19.

Un ancien malade du Covid-19 fait un don de plasma à Madrid, en novembre 2020.
Un ancien malade du Covid-19 fait un don de plasma à Madrid, en novembre 2020. © Maxppp - J.J.Guillen/EPA/Newscom

Mais tous les experts s'accordent à dire qu'il faudrait davantage d'essais cliniques pour comparer le plasma aux soins standard. Cette comparaison est en cours dans le cadre de l'essai clinique britannique Recovery.

Discovery : quatre traitements évalués... et éliminés

Dès le début de la pandémie, l’Inserm a mené l'essai clinique européen Discovery, visant à évaluer l’efficacité de quatre traitements antiviraux : le remdesivir, l’hydroxychloroquine, le kaletra (lopinavir/ritonavir) et le kaletra associé à l’interferon beta-1a. En parallèle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a également analysé ces quatre traitements dans le cadre de son étude baptisée Solidarity

"Les résultats suggèrent qu’aucun de ces traitements n’a d’effet sur l’amélioration clinique des patients. Aucun d’entre eux ne diminue significativement la mortalité globale, le risque d’avoir recours à la ventilation mécanique ou encore la durée d’hospitalisation", indique l'Inserm le 4 décembre.

Les recherches se poursuivent néanmoins pour le remdesivir. Mais en novembre dernier, l'OMS indiquait qu'à ce stade, il n'a aucun bénéfice et le fait que son efficacité n'ait pas été prouvée conjugué a ses inconvénients - ses possibles effets secondaires, notamment sur les reins, et son coût - conduisent l'organisation à ne pas le recommander.

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