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Santé - Sciences

Colère aux urgences de l'hôpital Nord Franche-Comté : "Les soignants ne sont pas des robots"

Le personnel paramédical des urgences de Trévenans rejoint le collectif inter urgence en grève illimité depuis le 28 juin. Parce que les "lits brancards", c'est insupportable. Les grévistes de l'hôpital Nord Franche Comté réclament lits, effectifs, moyens et revalorisation salariale.

En noir et blanc, comme des robots, les soignants dénoncent une qualité d'accueil déplorable aux urgences de l'hôpital Nord Franche-Comté
En noir et blanc, comme des robots, les soignants dénoncent une qualité d'accueil déplorable aux urgences de l'hôpital Nord Franche-Comté © Radio France - Christophe Beck

Trévenans, France

T-Shirts noirs, pancartes sur le torse et masques sur le visage. Une trentaine de soignants des urgences de l'Hôpital Nord Franche Comté à Trévenans se sont rassemblés devant leur service ce mercredi matin. Ils ont souhaité rejoindre le collectif inter urgences en grève illimité depuis la semaine dernière. 

Des masques sur un T-shirt noir et pantalon blanc, pour refuser ce statut de "robot" dans lequel ils se sentent enfermés. "Aux urgences de Trévenans, on est à presque 90 000 entrées par an. 240 patients par jour. Et même 270 ce week-end avec la canicule. On nous demande d'être des machines et de travailler à la chaîne. Ce n'est plus possible, ni pour nous, ni pour les patients." explique Céline Durosay, vice présidente CNI à l'hôpital du Nord Franche-Comté.     

"Les urgences, porte d'entrée de l'hôpital, cristallisent le malaise et la violence, dues au manque de moyens", Isabelle Durosay, infirmière CNI

Aux urgences de Trévenans, le personnel paramédical réclame la création de lits aval pour arrêter les "hospitalisation brancards". "Ces gens qui à plus de 90 ans restent plus de 24 heures sur des brancards, c'est intolérable", explique Véronique, infirmière. Les grévistes réclament également une augmentation des effectifs pour éviter le boulot en "robot", tout comme une revalorisation des salaires de 300 euros pour tous, ainsi que des moyens en matériel et pharmacie supplémentaires.

"Batterie à plat" chez les soignants des Urgences de Trévenans - Radio France
"Batterie à plat" chez les soignants des Urgences de Trévenans © Radio France - Christophe Beck

La prise en charge des patients aux urgences est une préoccupation constante" (la direction)

Dans un communiqué publié ce mardi, la direction de l'hôpital Nord Franche-Comté rappelle que "l’amélioration de la prise en charge des patients aux urgences est une préoccupation constante et centrale". La direction précise que _"_deux postes d’infirmières supplémentaires ont été créées aux urgences dès le mois d’août 2018, un poste supplémentaire de secrétaire médicale a également été créé au 1er juillet 2018 afin de renforcer l’équipe d’accueil".

Par ailleurs, "un salon de sortie a été créé au rez-de-chaussée du bâtiment principal où les patients sont installés, dans l’attente d’une ambulance, avant leur retour à domicile" et "un logiciel informatique a été déployé dans tous les services de l’Hôpital" pour permettre "de gérer les admissions programmées de malades et les admissions non programmées via les urgences" (vous pouvez retrouver le communiqué ci-dessous).

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