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Comment la Sarthe organise le dépistage du coronavirus

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Par , France Bleu Maine

Des acteurs publics et privés du monde de la santé collaborent pour orienter les cas suspects vers onze centres de dépistage répartis dans tout le département. Une plateforme centralisée qui permet d'assurer le suivi des patients et d'éviter d'encombrer l'hôpital.

Cette technicienne du laboratoire de virologie du CHU de Poitiers manipule des tests pour le covid-19
Cette technicienne du laboratoire de virologie du CHU de Poitiers manipule des tests pour le covid-19 © Radio France - Isabelle Rivière

C'est un dispositif opérationnel depuis le 23 mars. Et qui a été mis en place grâce à une mobilisation quasi-générale : ordre des médecins, hôpital du Mans, Santé au travail et Laborizon Maine-Anjou, tout le monde s'y est mis afin d'organiser le dépistage du Covid-19 en Sarthe. Un dispositif baptisé Covambu72, vers lequel le corps médical oriente les cas suspects. Autrement dit, pas question de faire ou d'exiger un test sans avis médical.

Onze centres de dépistage 

"Il y a deux points d'entrée, explique Muriel Husset, directrice générale de Santé au travail 72, qui mobilise pas moins de 17 médecins et 25 infirmiers. _Soit les patients sont repérés par leur médecin traitant, soit quand ils appellent le 15_. S'ils ont au moins deux symptômes de type toux, fièvre, fatigue, perte du goût ou de l'odorat, ils sont orientés vers la plateforme téléphonique que nous gérons et qui va leur donner un rendez-vous dans le centre de dépistage le plus proche de chez eux." A ce jour, il en existe onze sur le département : six dans des antennes de Santé au travail (La Ferté-Bernard, Saint-Calais, Mamers, Sablé-sur-Sarthe, La Flèche et Le Mans Ribay), quatre dans des maisons de santé pluridisciplinaires (Sillé-le-Guillaume, Montval-sur-Loir, Conlie et RSMO réseau santé Le Mans Ouest) et un à l'Irsa (Institut régional de santé) du Mans.

Dans chacun de ses centres, un médecin et deux infirmiers formés et protégés assurent les consultations et effectuent un prélèvement dans le nez des patients. Ces prélèvements sont ensuite transmis au laboratoire privé Laborizon Maine-Anjou, au Mans, où le matériel de biologie moléculaire et les personnels spécialisés en bactériologie peuvent livrer un diagnostique le lendemain. "On avait déjà les automates, c'est à dire des machines qui permettent d'analyser le génome d'un virus, explique le Dr Sophie Chalmin, responsable du dispositif, et on avait anticipé un peu pour se procurer les réactifs nécessaires au diagnostic du Covid-19. Donc, dès qu'on a tout eu, on a vérifié qu'on était bien corrélé aux techniques de référence et en 48 h on était prêt." Le premier test positif a ainsi été effectué par le laboratoire dès le 17 mars, le premier jour du confinement.

Reportage : les prélèvements analysés par un laboratoire du Mans

Une surveillance accrue autour du 7e jour

"Si le test est positif, explique Muriel Husset, on leur donne des masques, du paracétamol car c'est le seul traitement. Et surtout, on les rappelle sept jours plus tard, car on sait que c'est le moment où la maladie peut devenir grave." Ce système permet en effet un suivi. Et c'est tout l'objectif selon Lise Mabit, médecin urgentiste à l'hôpital du Mans et qui a travaillé à la mise en place du dispositif : "Ce sont les centres qui assurent le suivi des patients testés, ça permet qu'ils soient suivis depuis chez eux et de sonner l'alerte s'ils ont besoin d'aller à l'hôpital." Pour l'hôpital, cela permet aussi d'avoir trop de patients à gérer et de se concentrer sur les cas les plus graves nécessitant une hospitalisation ou une admission en réanimation.

Ces derniers jours, Covambu 72, a permis d'examiner et tester quotidiennement 75 patients. Mais le dispostif ne tourne pas à plein régime. "On a eu une légère baisse en fin de semaine dernière, indique Muriel Husset, mais en ce début de semaine, ça repart à la hausse avec énormément de personnels soignants, notamment des Ehpads, qui présentent des symptômes." Le dispositif sera maintenu tant que nécessaire. Il pourrait être aussi amené à évoluer et à servir de structure de base pour une campagne de test de grande ampleur, en vue du déconfinement, lorsque cela sera d'actualité.

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