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Dossier : Coronavirus Covid-19

Comment le CHU de Rouen se prépare t-il à l'arrivée de nouveaux malades du coronavirus ?

Recrutements, réorganisation, solidarité entre établissements, le professeur Bertrand Dureuil, responsable du Pôle Réanimation, Anesthésie et Samu du CHU de Rouen, nous explique comment l'hôpital anticipe une deuxième vague du Covid-19.

Un service de réanimation - image d'illustration
Un service de réanimation - image d'illustration © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE/MAXPPP

Le CHU de Rouen se prépare, pour ne pas être submergé par la deuxième vague de l'épidémie de coronavirus. Actuellement, environ dix malades du Covid-19 sont hospitalisés en réanimation à l'hôpital de Rouen, un peu moins de 20% des lits de réanimation sont occupés par des patients Covid. Mais d'autres lits de réanimation sont occupés par des patients qui ont subi des opérations cardiaques, de neurochirurgie, de chirurgie digestive. Seule une poignée de lits est encore disponible, mais cela varie tous les jours.

On a une activité de réanimation très soutenue sur l'ensemble du CHU

"La situation des réanimations au CHU de Rouen est relativement tendue, nous n'avons pas une grande marge de manœuvre, mais les personnels arrivent à faire face", explique le professeur Bertrand Dureuil, le responsable du Pôle Réanimation, Anesthésie et Samu du CHU de Rouen. "On a une activité de réanimation très soutenue sur l'ensemble du CHU pour des patients non Covid. On a le flux de deux types de patients, des interventions difficiles à décaler. On arrive à concilier ces deux flux au prix de réouvertures de lits et de rappels de personnels. Ce qui nous inquiète ce sont les perspectives d'évolution, les modélisations qui annoncent une deuxième vague à partir de la mi-octobre, qui risque de mettre vraiment en tension l'ensemble du système"

Le professeur Bertrand Dureuil

Actuellement, il y a quarante lits de réanimations chirurgicales et médicales au CHU de Rouen, un peu moins de 20% sont donc occupés par des patients malade du Covid-19, ils sont une dizaine. Vingt lits de réanimation supplémentaires sont prêts à être déployés, il y a suffisamment de respirateurs. Reste la question du personnel. 

On a tout préparé, cette unité est déjà câblée, déjà pré-équipée

"Sur les réanimations polyvalentes, on est un petit peu en dessous de 20% de patients Covid. On travaille sur 40 lits de réanimations chirurgicales et médicales, pour des patients Covid et non Covid. Au delà, on sera conduit à ouvrir une réanimation éphémère, de remobiliser du personnel et du matériel. On a tout préparé, cette unité est déjà câblée, déjà pré-équipée, on n'aura plus qu'à déplacer des moniteurs, des respirateurs pour disposer de 20 lits de réanimation supplémentaires. L'interrogation est de trouver du personnel".

Le professeur Bertrand Dureuil

Une trentaine de personnels doivent être recrutés au fil de l'eau dans les prochains mois, des recrutements de jeunes diplômés sont prévus, ainsi que le rappel de médecins tout juste à la retraite.

Ce n'est pas juste une crise qui va durer trois ou quatre jours, c'est une crise qui va s'installer dans le temps

"La direction générale fait un très gros effort pour un recrutement d'au moins 30 agents, qu'on pourrait intégrer formés à nos réanimations. Ce sera indispensable parce que ce n'est pas juste une crise qui va durer trois ou quatre jours, c'est une crise qui va s'installer dans le temps, on a besoin d'avoir un renfort de personnels sur les réanimations. Sur les derniers mois l'anticipation n'a pas été complète, mais il y a des gens sur le marché du travail, même s'il n'y a pas un flux très important, il y a aussi des rappels de jeunes retraités, et puis il y aura un effort de mobilisation d'infirmiers et d'infirmières, qui ont des compétences en réanimation, et qui travaillent dans des services de médecine ou de chirurgie, qu'on va probablement solliciter dans les jours qui viennent pour pouvoir nous donner un coup de main".

Bertrand Dureuil, le responsable du Pôle Réanimation, Anesthésie et Samu du CHU de Rouen

Une réunion a eu lieu vendredi dernier avec l'Agence Régionale de Santé et différents établissements de santé de la région, pour commencer à organiser des transferts de malades si cela devenait nécessaire dans les trois à quatre semaines.

Il faut que la Haute-Normandie puisse compter sur la Basse-Normandie, il y aura une répartition au niveau régional

"L'hôpital public ne pourra pas à lui seul, même en association avec nos collègues du secteur privé, contenir le vague telle qu'elle est annoncée. Il y aura des mesures probablement territoriales. L'ancienne Haute-Normandie a déjà un réseau de réanimateurs, qui permet de transférer des patients d'un secteur très actif vers un secteur un peu moins sous pression. Il faut que la Haute-Normandie puisse compter sur la Basse-Normandie, qui est moins impactée par le Covid actuellement, pour transférer des patients dans les semaines qui viennent si besoin était. Il y aura une répartition au niveau régional. Il ne faut oublier qu'au printemps, 40% des patients en réanimation au CHU de Rouen provenaient de la région Ille-de-France ou d'autres territoires. Ceux qui sont en difficultés peuvent compter sur ceux qui ont plus de facilités".

Le professeur Bertrand Dureuil, le responsable du Pôle Réanimation, Anesthésie et Samu du CHU de Rouen.

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