Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Santé – Sciences

Comment se protéger des pollens ? Les réponses d'un pneumologue et allergologue

lundi 16 avril 2018 à 8:48 Par Simon De Faucompret et Laurent Gallien, France Bleu Isère et France Bleu

Jusqu'au 20 avril, l'indice pollinique est au plus haut dans la vallée du Rhône, entre 4 et 5. Afin d'aider les personnes sensibles ou allergiques aux pollens, le pneumologue et allergologue viennois Michel Nasr donne ses conseils à France Bleu.

Bouleau, frêne, olivier ... L'indice pollinique est à son maximum dans la vallée du Rhône !
Bouleau, frêne, olivier ... L'indice pollinique est à son maximum dans la vallée du Rhône ! © Maxppp -

Rhône-Alpes, France

C'est l'observatoire régional de la qualité de l'air, Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, qui l'a indiqué cette semaine : jusqu'au 20 avril, l'indice pollinique est au plus haut dans diverses zones de la région. La faute au printemps et à la pollinisation des bouleaux et des frênes, bien aidée par le vent qui disperse les pollens un peu partout. 

Sur Twitter, le Réseau national de surveillance aérobiologique avait déjà situé l'Isère en alerte rouge dès le 13 avril.

Pic de sensibilisations

Cet épisode de pollinisation, l'allergologue viennois Michel Nasr l'a bien remarqué : "Mon cabinet commence à bien se remplir !" témoigne-t-il. "Avec un peu de retard par rapport à 2017, d'ailleurs. La saison pollinique commence deux semaines plus tard cette année."

Selon lui, il s'agit de bien différencier les cas sévères des simples gênes. "La plupart du temps, ces allergies sont gênantes. Elles ne sont pas très graves mais peuvent provoquer un grand inconfort."

La désensibilisation, pour qui, pourquoi ?

Un inconfort qui se transforme en allergie pour 20 à 25 % des Français, tout de même ! Dans ces cas-là, parfois extrêmes, il peut être nécessaire de désensibiliser. "Le diagnostic se fait par des tests cutanés", expose Michel Nasr. "On dépose l'allergène sur la peau, et si on voit apparaître une petite zone d'urticaire, on sait qu'il y a au minimum une sensibilisation à cet allergène."

Mais la désensibilisation, l'allergologue le rappelle, "n'est pas obligatoire". Elle peut devenir utile si des symptômes forts apparaissent.

Comment se protéger ?

Pour ceux qui voudraient éviter le contact avec les pollens, sans pour autant se désensibiliser, Michel Nasr a quelques petits conseils. "Certains gestes sont très simples !" assure-t-il. "Aérer sa maison tôt le matin ou tard le soir, quand la chaleur est moins importante et que les pollens sont retombés au sol ; éviter de faire sécher son linge dehors ; se laver les cheveux tous les jours ; rincer son nez avec du sérum physiologique ou de l'eau de mer..."

Pour les cas plus sérieux, "on peut choisir un traitement antihistaminique" ou même ... "des corticoïdes", lâche l'allergologue. "Ce n'est absolument pas dangereux en traitement local ! Le mot peut faire peur, mais quelques gouttes dans le nez, vraiment, ça n'a rien de dangereux", insiste-t-il. 

Cet épisode pollinique court pour l'instant jusqu'au vendredi 20 avril 2018, mais pourrait bien se prolonger. La saison de pollinisation des arbres dure habituellement jusqu'au mois de mai.

Réécoutez l'intervention de Michel Nasr ce lundi 16 avril 2018, sur France Bleu Isère.