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Comment un village au pied du Ventoux a réussi à attirer trois jeunes médecins

Par Aurélie Lagain et Jean-Michel Le Ray, France Bleu Vaucluse et France Bleu mercredi 19 octobre 2016 à 5:44 Mis à jour le mercredi 19 octobre 2016 à 11:16

Médecins en campagne (illustratio)
Médecins en campagne (illustratio) © Maxppp -

Avec l'arrivée d'une généraliste l'an dernier et de deux nouveaux praticiens cette année, le village de Bédoin (Vaucluse) a pu attirer trois médecins en deux ans, en les aidant à s’installer.

Deux nouveaux généralistes arrivent à Bédoin ! Le maire a signé mardi midi une convention d'aide à l'installation avec deux jeunes médecins. Ils viennent en renfort de la jeune généraliste venue d'Avignon l'an dernier pour ouvrir son cabinet au pied du Ventoux.

"On a lutté contre le désert médical !" Luc Reynard, le maire de Bédoin

Luc Reynard, maire de Bédoin

Hommage a été rendu au médecin du village qui avait différé son départ à la retraite, après le départ de deux de ses collègues.

"J'ai fait le tampon pendant un an, jusqu'à l'arrivée de ma collègue l'année dernière." Philippe Buisson, le médecin, va pouvoir partir à la retraite

Les nouveaux généralistes ont bénéficié d'une aide à l'installation, une subvention de 10.000 euros chacun allouée par la mairie, alors qu'une maison de santé (pluriprofessionnelle) doit ouvrir l'an prochain. En perspective aussi, juste à côté, un nouvel EHPAD (établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes)

"C'est pas les patients qui manquent, ce sont les prescripteurs !" Jean-Pascal Roux, kinésithérapeute

Reportage à Bédoin de Jean-Michel Le Ray

Le permis de construire de la maison de santé a été signé mardi. Elle doit accueillir 13 professionnels sur plus de 300 mètres carrés : un kinésithérapeute, une infirmière, un dentiste, un pédicure-podologue. Certains spécialistes, un cardiologue notamment, tiendront aussi une permanence hebdomadaire.

Voilà la recette de Bédoin pour attirer des généralistes : proposer un poste intéressant à de jeunes généralistes qui ne se retrouveront pas isolés dans leur cabinet.

"On fait davantage de choses à la campagne ! Je ne comprends pas qu'ils aient eu du mal. Il y à 15 ans, il aurait fallu payer pour prendre la place d'un médecin qui s'en allait à Bédoin !" Le docteur Jean-Louis Gubert, nouvellement arrivé dans le village

Mais d'autres communes peinent toujours à trouver un médecin : Cheval Blanc et Mornas ont récemment déployé une banderole "SOS cherche médecin".

Cheval Blanc cherche aussi son médecin : Jean-Michel Le Ray

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