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Santé - Sciences

Comprendre le Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) en Mayenne

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Par , France Bleu Mayenne
Laval, France

Les membres du bureau du Groupement Hospitalier de Territoire de la Mayenne ont présenté, jeudi 13 juillet, leur projet médico-soignant pour les cinq prochaines années. Cela entérine la création du GHT dans le département.

Le GHT mayennais a trouvé son projet commun. De gauche à droite : Camille Abrial, Olivier Richefou, Jean-Claude Lavandier, André-Gwenaël Pors, François Zocchetto, Pascale Mauviel et Gérard Faligant
Le GHT mayennais a trouvé son projet commun. De gauche à droite : Camille Abrial, Olivier Richefou, Jean-Claude Lavandier, André-Gwenaël Pors, François Zocchetto, Pascale Mauviel et Gérard Faligant © Radio France - Armêl Balogog

Avant sa naissance, le GHT a fait des remous en Mayenne. Le personnel médical et soignant a débrayé en 2016 dans les centres hospitaliers de Laval, Château-Gontier et Mayenne.

Un an plus tard, 150 professionnels du domaine de la santé ont travaillé en atelier pour conduire au mieux ce groupement, imposé par la loi santé de 2016. Ils ont accouché d’un projet médico-soignant commun, un projet de coopération médicale et soignante.

Un groupement au bénéfice du patient

Le deuxième nom du projet, c’est "feuille de route commune pour simplifier le parcours de soin des Mayennais". Comprendre : les différents centres hospitaliers mais aussi les médecins généralistes et les spécialistes vont travailler ensemble pour améliorer le suivi du patient, ainsi que les différentes étapes de sa prise en charge, des soins réalisés à son domicile, à une hospitalisation, et surtout au retour à son domicile.

Cela se traduit notamment par une meilleure communication entre les différents acteurs, ainsi un généraliste pourra prendre directement rendez-vous avec un spécialiste, et faciliter le parcours de ses patients. Ou encore, le Samu emmènera directement les personnes habitant dans le Nord-Mayenne et atteintes d’un infarctus à Laval, où les tests sont réalisés, plutôt qu’au centre hospitalier de Mayenne. Enfin, cela permettra de désengorger les services des urgences, notamment à Laval.

Cela passe aussi par une meilleure prévention et information des Mayennais, et une collaboration avec des associations locales et ciblées.

Le GHT en chiffres

Le GHT mayennais se résume en quatre chiffres :

  • 7 centres hospitaliers : Laval, Nord-Mayenne, Haut-Anjou, Sud-Ouest Mayennais, Evron, Ernée, Villaine-la-Juhel,
  • 3.333 places,
  • 340.000 habitants dans sa zone de couverture,
  • un budget total de 334 millions d’euros.

Les dix priorités du GHT

Les professionnels de santé ont dû choisir dix priorités pour lesquelles mettre en place des filières de prise en charge et mieux organiser le parcours de soin :

  1. L'AVC,
  2. la cancérologie,
  3. le handicap,
  4. le parcours de la personne âgée,
  5. la pédiatrie,
  6. la précarité,
  7. la santé mentale,
  8. les urgences,
  9. les soins palliatifs
  10. et les infarctus.

Des activités à développer

Les premières actions se mettront en place dès septembre 2017, mais le projet du GHT s’étale sur cinq ans. Il a notamment prévu de développer les activités de six domaines : la biologie, l’imagerie médicale (radio, scanner, IRM), la pharmacie, les hospitalisations à domicile, l’information médicale et la qualité-sécurité des soins.

Mutualisation ne signifie pas uniformisation : l’idée n’est pas que tous les centres hospitaliers soient les mêmes, mais qu’ils s’entraident et utilisent davantage les compétences de chacun. L’aide à un retour au domicile après hospitalisation, performante dans les hôpitaux de proximité, notamment. A Chateau-Gontier, encore, on se félicite de pouvoir continuer à travailler en coopération avec le CHU d'Angers.

Ce projet pourrait aussi présenter une solution à la "désertification médicale" et au manque de médecins spécialistes : par exemple, un groupe de pneumologues pourraient être recruté, qui travaillerait un peu dans chaque établissement, puisque les hôpitaux ne peuvent pas tous recruter "leur" pneumologue, faute de moyens.

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