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Dossier : Coronavirus Covid-19

Confinement : le gouvernement ne devrait pas annoncer d'assouplissement des règles

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Par , France Bleu

Il est encore "très tôt pour proposer un assouplissement des règles" du confinement, a estimé mardi le porte-parole du gouvernement alors qu'un nouveau conseil de défense est prévu ce jeudi, avant que le Premier ministre s'exprime.

Les forces de l'ordre vérifient les attestations de sortie des piétons et des automobilistes en centre-ville de Saint-Etienne (Loire), le 11 novembre 2020.
Les forces de l'ordre vérifient les attestations de sortie des piétons et des automobilistes en centre-ville de Saint-Etienne (Loire), le 11 novembre 2020. © Maxppp - PHOTOPQR/LE PROGRES/Rémy PERRIN

Le Premier ministre Jean Castex doit faire le point ce jeudi à 18 heures sur l'évolution de l'épidémie de Covid-19 et les mesures de restrictions mises en œuvre dans le but d'enrayer sa progression en France. Selon franceinfo, le Premier ministre n'annoncera pas de nouvelles mesures contraignantes, mais il va demander aux Français encore deux semaines d'efforts supplémentaires, les deux dernières semaines de novembre et il n'annoncera pas de réouverture des commerces. Tout cela doit être tranché ce jeudi matin lors du Conseil de défense où il sera également question d'une possible troisième vague.

Il est encore "très tôt pour proposer un assouplissement des règles" a déjà prévenu le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, affirmant que la situation reste "très grave" et "extrêmement difficile" dans les hôpitaux. "L'épidémie continue de gagner du terrain", a-t-il ajouté évoquant avec un taux de reproduction du virus "toujours au-dessus de 1"

"Le pic de l'épidémie est devant nous", a également insisté lundi soir le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, tout en observant "une progression plus lente" du virus "partout où ont été appliquées des mesures de freinage précoce, en particulier le couvre-feu".

Le renforcement du protocole sanitaire dans les lycées, voire dans les collèges pour les classes de troisième et quatrième, sera examiné en conseil de Défense. Le ministère de l’Education nationale, qui veut tout faire pour éviter une fermeture générale des établissements scolaires, travaille sur l’hypothèse d’un enseignement en présentiel seulement un jour sur cinq. Une piste qui concerne, dans un premier temps, uniquement les grands lycées et les collèges surchargés.

Les commerces ne pourront pas rouvrir "à ce stade"

Jean Castex souhaite donner un calendrier avec une perspective plus positive pour les fêtes de Noël. "Il faut de la visibilité pour les Français et le petit commerce", assure-t-on dans l’entourage de Bruno Le Maire.

Quinze jours après l'instauration d'un nouveau confinement, cet éventuel assouplissement est très attendu par les commerces jugés "non essentiels" à l'image des fleuristes, coiffeurs, magasins de jouets, libraires, bars et restaurants. Mais ils ne pourront pas rouvrir "à ce stade", a affirmé Marc Fesneau, ministre délégué auprès du Premier ministre et chargé des Relations avec le Parlement et de la Participation citoyenne, mercredi 11 novembre sur franceinfo.

"Je comprends tout à fait la détresse des commerçants qui sont fermés", a-t-il expliqué. "On l'a fait pour éviter que nous nous déplacions plus qu'il n'en faut. À chaque fois que l'on se déplace, on multiplie les possibilités de contamination et donc on multiplie les possibilités d'expansion du virus", a-t-il souligné. Selon un cadre de la majorité joint par l'AFP, "l'objectif est que d'ici le 1er décembre on puisse alléger la contrainte pour que les courses de Noël puissent se dérouler normalement". La question doit être tranchée jeudi matin lors d'un nouveau conseil de défense.

Contrôles renforcés

Sans attendre, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, a adressé lundi une note aux préfets pour leur demander un "renforcement" des contrôles. Après une "première phase de forte volonté d'explication et de nécessaire pédagogie (...) il faut désormais que chaque Français prenne conscience de la nécessité de respecter strictement les règles de confinement", a écrit le ministre dans le courrier consulté par l'AFP.

Le ministre demande aux préfets "une particulière fermeté pour faire respecter, sur le terrain, les dispositions qui concernent en priorité les rassemblements privés, les rassemblements de voie publique et la fermeture des établissements recevant du public", ainsi que "les déplacements individuels n'entrant pas dans le champ des exceptions autorisées". 

"Toute personne ne disposant pas de motif légitime de se déplacer devra être verbalisée", insiste le ministre, qui demande à mettre en place des dispositifs de contrôles "visibles". Ces dispositifs devront reposer sur des "points de contrôle fixes, des patrouilles dynamiques" et sur le "contrôles des points de passage et des grands axes de déplacement dont les gares et les aéroports", ajoute-t-il. Dans les agglomérations, il appelle à accorder une "attention spécifique" aux contrôles dans "les parcs et jardins".

Depuis l'entrée en vigueur du nouveau confinement le 29 octobre à minuit, il y a eu "65.000 verbalisations dont 20.000 dans les huit départements d'Ile-de-France", a précisé l'entourage du ministre à l'AFP.

"Toutes les activités qui sont télétravaillables" à distance

Dans les colonnes du Parisien, la ministre du Travail, Elisabeth Borne, a de son côté appelé à ce que "toutes les activités qui sont télétravaillables" soient faites à distance, reconnaissant une "marge de manœuvre" dans la mise en œuvre de cette mesure moins bien acceptée que lors du confinement au printemps.

"Je suis consciente qu'on est en train de demander aux employeurs comme aux salariés des efforts, sans doute au-delà de ce que chacun souhaiterait. Mais on est face à une épidémie très brutale. Réduire les déplacements, la présence en entreprise reste un des moyens les plus efficaces (...) pour casser la dynamique de l'épidémie", a-t-elle ajouté.

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