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Confinement : quels risques psychologiques ?

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Par , France Bleu

En France, le conseil scientifique doit se prononcer ce lundi sur une éventuelle prolongation du confinement. Mais il n'est pas sans risques psychologiques pour les personnes les plus fragiles. Les victimes de violences conjugales, enfermées avec leur conjoint, sont aussi très exposées.

Le confinement peut provoquer "des insomnies et des colères" selon une étude anglaise.
Le confinement peut provoquer "des insomnies et des colères" selon une étude anglaise. © Maxppp - BELPRESS/MAXPPP

Le conseil scientifique créé sur le Covid-19 doit se prononcer ce lundi sur le confinement. Il pourrait se prolonger au-delà de fin mars, la date initiale prévue pour contenir l'épidémie de coronavirus.

Mais certains chercheurs alertent sur les effets psychologiques "dramatiques" du confinement, sans pour autant remettre en cause son principe. Ils s'expriment dans la revue The Lancet et se basent sur un ensemble d'études menées pendant des quarantaines notamment au moment de l'épidémie du SRAS en 2003 et d'Ebola, en Afrique, en 2014.

"La séparation des proches, le manque de liberté, les incertitudes sur la maladie, peuvent entrainer des effets dramatiques", expliquent-ils. Les chercheurs évoquent "de la colère, du stress, de l'irritabilité, des insomnies" et même des "dépressions".

Pendant la période de confinement, les psychologues continuent d'exercer, et la consultation est un motif valable pour avoir le droit de se déplacer. Certains psychologues essaient même de s'organiser pour proposer des consultations en ligne gratuites, notamment à destination des soignants, très exposés. 

La promiscuité familiale renforce les tensions

Le quarantaine peut poser des problèmes de promiscuité, surtout pour les familles réunies dans des petits espaces. "Le confinement, c'est l'occasion de passer beaucoup, beaucoup, de temps avec les enfants" mais quand "on télé-travaille, lorsqu'on est dans des petits espaces ou simplement fatigué.e.s, les tensions peuvent se multiplier (...)", écrit le collectif féministe #NousToutes, qui propose sa "Prévention pétage de plombs !"

Pour aider les parents, #NousToutes a créé une vingtaine de groupes WhatsApp, déjà rejoints par plus de 4 000 parents. Au menu, conseils éducatifs et astuces pour rester zen: quand on sent que la "tension monte: s'isoler (même aux toilettes)" mais aussi regarder des vidéos amusantes avec ses enfants. L'idée, c'est d'aider à éviter "mots" ou "gestes" qui "peuvent heurter, blesser" car "on peut avoir des comportements que l'on regrette juste après".

Sur son site internet, l'université catholique de Louvain donne également des conseils pour éviter "un burn out parental".

Les victimes de violences conjugales encore plus exposées

Le collectif #NousToutes attire aussi l'attention sur les "200 000 femmes victimes de violences conjugales" en France, qui se retrouvent enfermées avec leur conjoint violent pendant des semaines.  

Le collectif a lancé une pétition "Confinement : protégeons les femmes victimes de violences", qui réclame notamment "la mise en place au niveau national d’une assistance psychologique, juridique et sociale aux victimes de façon non présentielle".

#NousToutes rappelle quelques conseils en tant que témoin de violences conjugales : "Prenez régulièrement des nouvelles de vos amies qui vivent avec un conjoint violent. Dites leur que vous êtes joignable en cas de problème. Donnez leur le n° de téléphone dédié (3919) et le 17 (en cas d’urgence)". Les associations Solidarité Femmes, qui gère notamment le 3919, l’AVFT, le collectif féministe contre le viol  ou la Fondation des femmes continuent également d'aider les victimes pendant le confinement.

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