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Santé – Sciences

Contre les déserts médicaux, le gouvernement augmente le nombre d'internes en médecine en région Centre-Val de Loire

Le nombre d'internes en médecine va passer de 214 à 255 dès cette année en région Centre-Val de Loire. Le Premier Ministre l'a annoncé aux députés d'Indre-et-Loire hier. Le doyen de la faculté de médecine de Tours s'en réjouit, alors que le président de région estime que le compte n'y est pas.

Les internes formés dans une région sont plus susceptibles de s'y installer
Les internes formés dans une région sont plus susceptibles de s'y installer © Maxppp - Sebastien JARRY

Indre-et-Loire, France

Face à la mobilisation des politiques de tous bords, le gouvernement décide finalement de relever le nombre de postes ouverts pour accueillir plus d'internes en médecine en région centre. Il y en avait 214. Il y en aura dorénavant 255 dès cette année, soit 41 de plus. Le nombre d'internes détermine le nombre de médecins finalement diplômés dans la région, et donc plus susceptibles de s'y installer.  

Le Premier Ministre, Edouard Philippe, a écrit mercredi 22 mai aux Députés d'Indre-et-Loire : 

La région Centre-Val de Loire est la région de France métropolitaine où la densité médicale est la plus faible. De fait, les difficultés d'accès aux soins rencontrées par la population sont une réalité" Edouard Philippe

"Face à cette situation, la priorité est de mettre en cohérence dès cette année le nombre d'internes accueillis en région Centre-Val de Loire pour la fin de leur formation et le nombre d'étudiants qui rentrent dans les études de médecine dans la région. J'ai ainsi demandé aux ministres en charge de la santé et de l'enseignement supérieur d'ouvrir 255 postes d'internat en 2019 pour la région".

"Un acte déterminant" pour le doyen de la fac de médecine de Tours et "un premier résultat indispensable" pour le président de la région.

Le doyen de la faculté de médecine de Tours estime que cette annonce du premier ministre est "un acte déterminant". Patrice Diot rappelle que "ces futurs médecins pourraient s'installer ici dans trois ans, si notre région parvient à les fidéliser (trois quarts des étudiants font actuellement le choix de la quitter pour faire leur internat ailleurs)". 

Le président de la région Centre-Val de Loire est beaucoup plus mesuré : François Bonneau y voit un premier résultat indispensable pour faire reculer les déserts médicaux, mais selon lui, le compte n'y est toujours pas : "Nous devons rester très vigilants pour que les postes d’internes créés soient bien répartis sur tous les territoires de notre région et que de futurs médecins y soient effectivement nommés. De plus, cette augmentation est loin d’être à la hauteur des besoins des habitants de la Région Centre-Val de Loire. _C’est une augmentation de 100 places qui est indispensable pour que notre région soit juste à la moyenne nationale et rattrape son retard_. Aussi, notre région devrait accueillir en études médicales 356 étudiants en médecine chaque année et un nombre d’internes équivalent".