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Santé – Sciences

Coronarographie : six intercommunalités du centre et sud Manche et du Virois écrivent à la ministre de la Santé

lundi 25 mars 2019 à 17:22 Par Lucie Thuillet, France Bleu Cotentin et France Bleu Normandie (Calvados - Orne)

L'Agence régionale de santé de Normandie doit faire un choix entre St-Lô et Cherbourg d'ici le 31 mars 2019 pour implanter un centre de coronarographie. Alors que la balance penche en faveur de Cherbourg, six intercommunalités manchoises et viroise demandent un report de la décision.

Le conseil d'agglomération de Saint-Lô Agglo du 25 mars 2019 demande à l'ARS de reporter sa décision sur le lieu d'implantation d'un centre de coronarographie dans la Manche.
Le conseil d'agglomération de Saint-Lô Agglo du 25 mars 2019 demande à l'ARS de reporter sa décision sur le lieu d'implantation d'un centre de coronarographie dans la Manche. © Radio France - Lucie THUILLET

Saint-Lô, France

Six présidents d'intercommunalités du centre et du sud Manche - St-Lô Agglo, Coutances Mer et Bocage, Côte Ouest-Centre Manche, Granville Terre et Mer, Villedieu Intercom -  ainsi que la communauté du Virois vont écrire au ministre de la Santé. Ils demandent un report de la décision concernant l'implantation du centre de coronarographie de la Manche,  ainsi qu'une contre-expertise.

L'ARS penche pour Cherbourg

Pour l'instant, les Manchois doivent aller à Caen ou à Rennes quand ils ont besoin de cet examen, qui permet de visualiser les artères qui irriguent le coeur. Or en cas d'infarctus,  la prise en charge doit se faire en moins de 2 heures, d'où cette création dans la Manche.

L'Agence régionale de santé doit faire un choix entre St-Lô et Cherbourg d'ici le 31 mars. La commission régionale d'organisation des soins rend son avis jeudi 28 mais d'ors et déjà, la directrice de l'ARS a préconisé une création de ce centre à Cherbourg

La contre-offensive du centre et du sud-Manche

Ce lundi 25 mars, les élus de ST-Lô Agglo ont voté une motion à l'unanimité pour soutenir le projet saint-lois.

On doit se mobiliser. Une nouvelle expertise s'impose, neutre, pragmatique, a défendu le président Gilles Quinquenel. 

Il demande que le dossier soit réétudié "sur des arguments  de santé, de démographie, d'économie et d'égalité de soins" à l'échelle de toute la Manche. Cette motion met en avant plusieurs éléments  pour défendre le projet saint-lois à commencer par le bassin de population de ce centre (" 500.000 pour Saint-Lô, 200.000 pour Cherbourg"), le nombre d'actes prévues par an ("450 à Cherbourg, plus de 800 à Saint-Lô"), la structure de la population plus vieillissante sur la cote ouest et dans le sud du département, la proximité du centre de rééducation William Harvey, et "une équipe médicale pérenne à l'hôpital Mémorial".

Nous demandons à l'Etat d'être le juge de paix et d'avoir un arbitrage à la loyale, a renchéri le député et conseiller communautaire Philippe Gosselin qui soutient de longue date le dossier saint-lois.