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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : 10 nouveaux cas par jour dans les Pyrénées-Orientales

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Par , France Bleu Roussillon

Depuis quelques jours, le département des Pyrénées-Orientales compte une dizaine de malades du Covid-19 chaque jour. Le chef du service des maladies infectieuses au Centre hospitalier de Perpignan s'agace du comportement de certains malades.

Depuis quelques jours, l’hôpital de Perpignan constate une augmentation des malades du Covid -19 dans le département
Depuis quelques jours, l’hôpital de Perpignan constate une augmentation des malades du Covid -19 dans le département © Radio France - Rafaela Biry Vicente

Depuis trois ou quatre jours, le nombre de personnes infectées au Covid-19 est en augmentation dans les Pyrénées-Orientales d'après le docteur Hugues Aumaître. Ce spécialiste des maladies infectieuses au Centre Hospitalier de Perpignan parle d'une dizaine de tests positifs chaque jour. Une augmentation liée au comportement de certains malades qui prennent des risques selon le médecin. 

France Bleu : Quelle est la situation actuellement dans les Pyrénées-Orientales ? 

Hugues Aumaitre, Chef du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Perpignan : On a critiqué l'accès aux tests pendant des semaines. Aujourd'hui, tout le monde peut avoir accès à la procédure. On a fait de gros progrès, puisqu'on est aux alentours de 500 ou 600 tests par jour dans le département.  Mais on peut aller encore plus loin, on aimerait être à 1.000 par jour. Depuis trois ou quatre jours, nous avons 10 cas par jour environ.

Mais une fois que vous avez été testés, jusqu'à ce qu'on ait le résultat, il faut respecter les mesures d'isolement puisque a priori, si vous êtes testé, c'est qu'on pense que vous pouvez l'avoir. On a vu, la semaine dernière, les personnes venir se faire tester et puis qui n'ont pas respecté ces éléments là. Résultat, le lendemain, quand ils se sont avérés positifs, on a dû faire une enquête autour des cas et ils avaient passé la soirée dans un bar à faire la fête. 

Je crois qu'il faut être très vigilant là-dessus. Il faut que les gens s'isolent et mettent le masque impérativement pendant 14 jours après le test pour éviter la diffusion de l'épidémie dans la population. 

France Bleu : vous avez constaté des dérives concernant des malades qui continuent à circuler malgré les risques ? 

Oui, nous avons eu cette semaine une personne qui travaille dans le milieu du tourisme, qui était positive et qui ne voulait pas s'arrêter. On a dû insister pour qu'effectivement elle arrête. On a vu un chef d'entreprise qui a refusé de se faire tester alors qu'il était au contact de quelqu'un qui était positif et qui est allé dans sa boite travailler.

Ce sont des attitudes comme ça, qui ne sont pas compatibles avec le phénomène épidémique. Il faut impérativement que chacun respecte les mesures barrières et tout particulièrement quand il est positif. 

France Bleu : Est-ce qu'on constate une évolution dans le profil des personnes infectées ? 

Oui, on voit un peu partout que les contaminations actuelles sont le faite de personnes relativement jeunes en dessous de 40 ans. On peut penser qu'il y a une frange de la population jeune qui estime qu'elle est peu à risque et que donc elle peut prendre le risque de s'infecter par le virus. 

Je crois qu'il faut bien rappeler, et l'Organisation mondiale de la santé l'a fait d'ailleurs dans un communiqué, que tout d'abord, c'est une maladie potentiellement grave et qu'on a vu des cas sévères, même si c'est moins fréquent chez des personnes jeunes.

Et surtout, c'est un point essentiel, quand on est contaminé et infecté, on peut soi même contaminer d'autres personnes, être le vecteur du virus et contaminer des personnes fragiles, des personnes âgées dans son entourage ou des personnes qui ont des facteurs de risque du diabète ou autres. Donc, il faut bien rappeler que la contamination par ce virus n'est pas anodine.  

Je rappelle que si on veut pouvoir maintenir la situation et contenir l'épidémie avec des mesures barrières simples comme le masques, il faut absolument respecter le port du masque. Sinon, on risque de se retrouver en situation de confinement. Un niveau sera nécessaire.

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