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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "On fait le maximum pour accueillir le plus de patients possible au CHU de Besançon"

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Par , France Bleu Besançon

Ce week-end, l'épidémie de Coronavirus à causé la mort d'un premier médecin, dans l'Oise. À Besançon, malgré le manque de moyens de protection et de place en réanimation, les soignants sont mobilisés. "Tout le monde est au front", explique le neurochirurgien Laurent Thinès.

Image d'illustration.
Image d'illustration. © Radio France - Jérôme Jadot

L’épidémie de coronavirus a causé la mort d’un médecin hospitalier âgé de 68 ans, ce week-end. Le médecin décédé était urgentiste à l’hôpital de Compiègne, dans l’Oise. Il s’agit du premier décès d’un membre du personnel soignant en France, selon le ministre de la Santé, Olivier Véran. 

La contamination des soignants : "inévitable" 

Pour Laurent Thinès, neurochirurgien au CHU de Besançon, "c’est inévitable. C’est une maladie extrêmement contagieuse et mortelle. Il y a des soignants qui sont contaminés chez nous, en Franche-Comté.  Le personnel médical n’échappe pas à cette règle, même quand on prend toutes les précautions, il est possible d’être exposé à une infection."

Pour le moment, les hôpitaux sont toujours en pénurie de matériel de protection. Olivier Véran a annoncé la commande de 250 millions de masques, qui seront distribués progressivement aux personnels soignants.  Il confirme aussi que les 86 millions de masques actuellement en stocks  seront distribués aux professionnels de santé en priorité.

Ce qu’on peut déplorer, c’est qu’on n’a pas assez de moyens pour se protéger – Laurent Thinès

Laurent Thinès déplore que le besoin en matériel n’ait pas été anticipé. « On est 7 700 employés à l’hôpital de Besançon. Théoriquement, on doit changer de masque toutes les trois ou quatre heures. Si on voulait protéger toute la population à l’échelle nationale, il nous faudrait 25 millions de masques par jours. », explique le neurochirurgien. 

Mais malgré le manque de moyens de protection, le personnel soignant de Besançon reste mobilisé contre le Covid-19. « Il y a une grosse solidarité entre tous les soignants de tous les services, raconte Laurent Thinès. Personne n’a l’idée de fuir face à la menace de l’infection. Le risque infectieux est très courant en médecine, ça fait partie du métier, les soignants l’acceptent. Il y a une très forte mobilisation du corps soignant pour parer au  maximum à cette épidémie et sauver le plus de monde possible. »

« C’est une situation de médecine de guerre, tout le monde est au front »

En Bourgogne-Franche-Comté, 359 malades sont hospitalisés, dont 100 en réanimation selon l’Agence Régional de Santé Bourgogne-Franche-Comté. Face à la progression de l’épidémie, le CHU de Besançon prévoit l’ouverture de 300 places en réanimation. « Pour le moment, on croise les doigts et on fait le maximum pour accueillir le plus de patients au CHU de Besançon », raconte le neurochirurgien.

Mais l’inquiétude grandit face à la probabilité de devoir faire des choix entre les patients, par manque de place dans les services de réanimation. « En tant que soignant, on est habitué à prendre des décisions difficiles, mais on n’est pas habitué à faire le tri entre des patients qu’on aurait pu traiter », regrette déjà Laurent Thinès.

Pour le moment, le personnel soignant fait le maximum, témoigne Laurent Thinès : « S’il faut aller ventiler des patients, on ira. On est médecin avant tout. Y a plus de chirurgiens, plus d’infirmiers… On est tous sur le pont. C’est une situation de médecine de guerre, tout le monde est au front. »

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