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Le coronavirus aurait fait 9 000 décès supplémentaires en France d'après un médecin normand

Le nombre de décès donné au quotidien par les autorités ne prend pas en compte les personnes décédées à leur domicile. Une "erreur" que corrige aujourd'hui le syndicat MG France. Son président, Jacques Battistoni, est médecin généraliste dans le Calvados. Il explique sa démarche.

Jacques Battistoni, president de MG France
Jacques Battistoni, president de MG France © Maxppp - IP3 PRESS/MAXPPP - LUC NOBOUT

Jacques Battistoni est médecin à Ifs, au sud de Caen. MG France, le syndicat qu'il préside, a lancé une enquête sur le nombre de décès à domicile causés par le Covid-19. L'enquête a recueilli 2339 réponses venant de toute la France. Les médecins ont, à chaque fois, dit combien de leurs patients étaient décédés, selon eux, du coronavirus. Ensuite, il a fallu extrapoler une fonction du nombre de médecins généralistes officiant dans le pays. Résultat : on arrive à un total de 9000 décès, autant environ que dans les maisons de retraites. Pour Patrick Battistoni, ces patients ne sont pas comptabilisés "pour deux raisons. D'abord ces patients n'ont pas de tests. Les tests sont réalisés pour les patients hospitalisés, en EHPAD et pour les personnels soignants. Quand on voit quelqu'un qui, à priori, a un Covid, on n'a pas la possibilité de prescrire un diagnostic. Donc, on n'est pas totalement certain que c'est un patient qui a présenté le Covid ou pas."

Le bilan de la Direction Générale de la Santé est sous-estimé

Pour Jacques Battistoni, ces suspicions devront êtres corroborées par des évaluations plus fines quand on pourra comparer l'ensemble des déclarations de décès de 2020 à celles de 2019. Il s'agit pour beaucoup de disparitions brutales de personnes qui n'ont pas eu le temps d'être soignées ou de personnes âgées qui avaient une pathologie préexistante et pour qui la pathologie a représenté un stress important. Certaines morts subites interrogent également la médecine.

Le nombre de mort lié au coronavirus est donc sous évalué en France, "c'est à peu près certain" estime le président de MG France, mais comme c'est le cas dans les autres pays européens estime le syndicat, faute d'avoir jusqu'à présent des chiffres précis concernant la médecine de ville.

Prochaine étape : le diagnostic des personnes en contact avec un cas avéré. En effet, il s'agit d'éviter que le virus se propage à nouveau de personne à personne. "On aura besoin dès le 11 mai (date de début du déconfinement) de faire pratiquer des tests à nos patients, ce que nous permettra de dire si ces personnes ont été ou pas infectées par le Covid de façon a déclencher une enquête dans l'entourage" prévient Jacques Battistoni. Et donc éviter cette fameuse deuxième vague que craignent beaucoup de spécialistes?

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