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Coronavirus : les congés des soignants en sursis au CHU de Besançon à cause de la deuxième vague

Jeudi 5 novembre 2020, le personnel du CHU de Besançon a appris que leurs congés seraient modifiés, qu'ils n'auraient peut-être pas de vacances à Noël. La direction du CHU assure que tout sera fait pour accorder du repos aux soignants, mais que cela dépendra de l'évolution de la situation sanitaire.

Deux soignants dans un service de réanimation autre que le Covid , à Caluire
Deux soignants dans un service de réanimation autre que le Covid , à Caluire © Maxppp - Maxime Jegat

Le CHU de Besançon prend des mesures radicales face à la seconde vague de coronavirus. Le 22 octobre 2020, le plan blanc a déjà été activé dans tous les hôpitaux de France. Jeudi 5 novembre 2020, les soignants ont reçu une note leur apprenant la modification de leurs congés. Ce n'est même pas sûr qu'il y ait des vacances en décembre. La directrice du CHU Chantal Carroger répond que tout dépendra de l'évolution de la situation sanitaire. 

Des vacances de Noël sucrées pour les soignants, si la situation ne s'améliore pas 

Alors que le ministre de la santé alerte sur la violence de cette deuxième vague, et appelle tous les citoyens à respecter très sérieusement le confinement, c'est un nouveau coup de massue pour le personnel de l'hôpital. Déjà au bout du rouleau, ils apprennent par mail que leur congés seront modifiés, et que leurs vacances de Noël risquent d'être annulées si la situation sanitaire ne s'améliore pas. 

La première page de la note reçu par mail par les soignants le jeudi 5 novembre 2020
La première page de la note reçu par mail par les soignants le jeudi 5 novembre 2020 - Capture d'écran
La deuxième page de la note reçu par mail par les soignants le jeudi 5 novembre 2020
La deuxième page de la note reçu par mail par les soignants le jeudi 5 novembre 2020 - Capture d'écran

"On a besoin de repos, déjà sans le covid c'est un travail prenant physiquement et moralement. Avec la deuxième vague, on ne va pas tenir sans repos," réagit une soignante. Elle se sent sacrifiée : "on fait notre métier, mais on ne vient pas là pour mourir. Il faut que l'on soit protégé. C'est déjà tendu, on nous dit que la deuxième vague arrivera réellement dans quinze jours, honnêtement je ne sais pas comment cela va se passer."

"Nous ne sommes pas à l'abri de devoir y renoncer, si nous sommes dans une situation catastrophique"

Chantal Carroger, la directrice du CHU de Besançon, l'invitée de la rédaction vendredi 6 novembre 2020, tente de rassurer : "nous n'avons pas dit que nous allions faire sauter les jours de repos. Durant la première vague nous avions fait attention à maintenir le repos pour que le personnel puisse se reposer. Nous prenons la précaution de dire que sur le mois de novembre, nous ne pouvons accorder de congés annuels. En revanche, des RTT seront possibles dès lors que la situation le permettra."

"Nous prenons des précautions," Chantal Carroger, la directrice du CHU de Besançon

"Moi je ne sais pas si cette vague va être d'une importance telle, qu'il faudra que tout le monde soit sur le pont. Nous programmons les congés, mais _nous ne sommes pas à l'abri de devoir y renoncer si nous sommes dans une situation catastrophique_," ajoute la directrice. Elle garantit que les congés de la Toussaint ont tous été maintenus. 

La directrice précise qu'il y a deux semaines, seuls quelques malades (entre deux et trois) étaient hospitalisés pour covid au CHU. Désormais, début novembre 2020, 68 malades sont hospitalisés, 29 sont en réanimation. "On ne sait pas combien cela va durer, et l'on appréhende tous cette seconde vague," conclue Chantal Carroger. 

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