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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des mesures de confinement "nécessaires" dans la Loire selon le député Julien Borowczyk

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Nouveau conseil de défense sanitaire ce matin avec peut-être un durcissement des restrictions sur tout le territoire. La Loire, avec un taux d'incidence en hausse, ne devrait pas échapper à un confinement comme dans le Rhône. Le député LREM Julien Borowczyk continue lui de miser sur la vaccination.

Julien Borowczyk à l'Assemblée nationale, en janvier 2019.
Julien Borowczyk à l'Assemblée nationale, en janvier 2019. © Maxppp - Vincent Isore

Un nouveau conseil de défense sanitaire se penche ce matin sur trois scénarios, qui pourrait aller jusqu'à un nouveau confinement strict, comme en mars 2020, pour lutter contre le Covid. Invité de France Bleu Saint-Étienne Loire ce matin, le député LREM de la Loire et médecin Julien Borowczyk n'est pas favorable à une fermeture des écoles et continue de miser sur la vaccination.

France Bleu Saint-Étienne Loire : il va être question aujourd'hui en conseil de défense sanitaire de la fermeture des écoles. On n'a plus le choix, il faut aller jusque là ?

Julien Borowczyk : C'est dans la balance, mais la priorité a toujours été des écoles ouvertes, pour l'enseignement, et parce qu'on s'adapte avec des dispositifs ciselés. Nous devons garder le plus de structures possibles ouvertes, c'est un problème d'acceptabilité globale. C'est pour cela qu'il n'y a pas de confinement actuellement mais des restrictions de liberté de mouvement parce que c'est là-dessus une problématique majeure dans les contaminations.

La question, effectivement, c'est que fait-on des fait des enfants s'ils ne sont pas accueillis à l'école, pendant que les parents travaillent ou télé-travaillent ?

Bien sûr, si on regarde la statistique pure et que l'on veut trancher, on fait un confinement généralisé. La question est celle de l'impact et de l'acceptabilité, ça veut dire que fatalement on va avoir beaucoup plus d'entreprises fermées, etc. Et puis essentiellement, il faut garder les écoles ouvertes pour l'enseignement. La France est le seul pays qui a fait le choix de garder l'école ouverte le plus longtemps possible : c'est important d'un point de vue social, car on voit aussi qu'avec le confinement on a des problématiques de violences intra-familiales. C'est une problématique globale.

Autre problématique, l'échéance des élections régionales : faut-il les reporter encore une fois quand on sait qu'elles ont déjà été décalées de mars à juin ?

Élections régionales et départementales d'ailleurs. Le conseil scientifique a rendu un rapport prudent, maintenant le politique doit prendre la décision. Honnêtement, il n'y a pas de report prévu à mes yeux, les groupes politiques se sont prononcés et ont tous dit qu'ils souhaitaient la tenue des élections les 13 et 20 juin prochains. La difficulté, ça n'est pas tant les élections, mais la campagne électorale. Il y a moins de possibilités d'aller voir les gens dans la rue.

On parle du conseil de défense sanitaire ce matin, mais il y aura un point hebdomadaire sur la situation épidémique demain, avec peut-être des mesures renforcées dans la Loire, où le taux d'incidence continue de grimper. Est-ce qu'on peut éviter une reconfinement chez nous ?

Il est tout à fait probable qu'on s'achemine la semaine prochaine vers des mesures similaires à celles du Rhône puisqu'on est à 392 [nouveaux cas] pour 100.000 et puis on a des hôpitaux qui sont en train de se remplir. Je pense que ce sera nécessaire.

Comment vous interprétez cette explosion du taux d'incidence, notamment sur votre territoire dans les communes de Marcoux et Lavieu. Est-ce que c'est lié à un relâchement général ?

Effectivement, le virus est partout, autant dans une ville que dans les petites communes. On est dans une période charnière, quelque soit la décision prise, que ce soit un confinement, une mesure de limitation de déplacement, de toute façon, ça prend quinze jours à trois semaines pour un effet. Dès lors, il ne faut pas baisser la garde sur les gestes barrières. J'étais de garde au SAMU dans la nuit de lundi à mardi, j'ai encore eu un appel d'une personne de 45 ans, "je suis inquiet", qui buvait l'apéritif avec un ami, lequel est en réanimation. Voilà ! Là bien sûr il a pris conscience de ce risque parce que son ami est en réanimation alors même qu'ils avaient complètement baissé la garde sur les gestes barrières. Donc les gestes barrières partout, tout le temps, y compris dans les petits villages, et la vaccination. Je compte demander à l'ARS et Mme la Préfète de collaborer pour que nous puissions être le département de France qui vaccine le plus vite, le mieux et partout y compris dans les zones rurales.

Est-ce que vous avez des détails sur ce vaccinodrome que l'on attend dans la Loire : une date, un lieu ?

L'idée est de l'ouvrir, probablement en fin de semaine prochaine, peut-être au centre des expositions. Mais je souhaite aussi qu'on ouvre un vaccino-drive pour vacciner le plus vite possible, probablement avec un bus. Il faut qu'on soit capable de se mobiliser.

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