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VIDEO - Coronavirus : 30 soignants de l'hôpital de Perpignan contaminés

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Par , France Bleu Roussillon

Le Dr Hugues Aumaître, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Perpignan, était notre invité ce mardi après midi. Tests, chloroquine, étude de l'institut Pasteur, situation de l'hôpital, dé-confinement... Voici ce qu'il faut en retenir.

Un soignant de l'hôpital de Perpignan est toujours hospitalisé ce mardi
Un soignant de l'hôpital de Perpignan est toujours hospitalisé ce mardi © Maxppp - N. Parent

Le Docteur Hugues Aumaître, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de Perpignan, était notre invité en Facebook live pour répondre à toutes vos questions.

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L'ESSENTIEL

  • Une trentaine soignants de l'hôpital de Perpignan touchés par le coronavirus (à partir de la 13è minute sur la vidéo)

"Si mes comptes sont bons, une trentaine de soignants ont été contaminés, explique Hugues Aumaître. Une personne reste hospitalisé à l'heure où on se parle, il y est depuis deux semaines et ça va mieux. Ces contaminations, c'était surtout au début. Ceux qui ont été infectés n'étaient pas du tout au milieu des cas mais plutôt dans des services non à risques sur le papier et qui ne prenaient pas de précautions particulières. On ne peut pas dire avec certitude que tous ont été contaminés dans leur exercice professionnel".

"Je tiens à dire que si dans certains hôpitaux, j'ai entendu parler de conception de blouses avec des sacs poubelles à Perpignan, s'il y a eu des périodes de tension, nous n'avons jamais été en rupture. Jamais je n'ai envoyé mon équipe au front avec des moyens inadaptés." 3.500 personnes travaillent à l'hôpital de Perpignan.

  • Qui a droit aux tests de dépistage ? (à partir de 18' sur la vidéo)

"Ce n’est pas une question de droit. C’est une décision médicale. Ce n’est pas une question d'âge, plutôt d'état de santé et de symptômes. Pour l'instant, nous disposons de tests PCR qui permettent de savoir si vous êtes ou non porteur du virus. Ça fonctionne comme un coton-tige qu'on s'enfonce loin dans le nez. Aujourdh'ui, une centaine de personnes sont testées tous les jours à l’hôpital de Perpignan. Il faut environ 4 à 6 heures pour connaître le résultat."

  • Combien de temps reste-t-on contagieux ? (à partir de 24' sur la vidéo)

"On estime que ça dure en moyenne une quinzaine de jours après le début du symptômes pour les cas les moins graves. Plutôt quatre semaines pour les cas les plus graves. Pour être raisonnable, on fixe la limite entre trois et six semaines."

  • 6 500 consultations dans les centres covid installés dans les PO (à partir de 27' sur la vidéo)

"6.500 personnes se sont rendues dans les dix centres covid installés à Perpignan, Argelès, Prades, Céret ou Font-Romeu. Ce sont autant de patients qui ne sont pas venus à l'hôpital ou dans les cabinets encombrer le système de santé. Il faut féliciter toute la mobilisation qui a eu lieu et le partenariat exemplaire entre l'hôpital et les médecins libéraux. 

C’est vrai que, comme à l'hôpital, l'activité diminue ce qui a conduit à une baisse des effectifs dans ces centres mais je crois qu'il y a aujourdh'ui nécessité de poursuivre un dispositif qui permet aux personnes suspectes covid de pouvoir consulter. Ces centres restent donc pertinents. La maladie est toujours là. Il faut absolument que tous les gens qui présentent des symptômes puissent avoir accès facilement à des tests."

  • Peut-on tomber malade si on l'a déjà été ? (à partir de 32' sur la vidéo)

"On a des éléments pour penser qu'on développe  des anticorps à l'issue de cette maladie mais il est trop tôt pour savoir s'ils sont vraiment efficaces et combien de temps ils pourraient être efficaces.

  • Y a-t-il des conséquences à long terme pour les malades du covid ? (à partir de 33' sur la vidéo)

"Ce n’est pas un virus comme celui du VIH qui va se loger dans le génome et rester dans l'organisme ad vitam aeternam. En revanche, les inflammations engendrées par le virus peuvent provoquer des symptômes prolongés. On a un certain nombre de patients qui nous décrivent un essoufflement ou des palpitations qui persistent mais qui finiront par s'atténuer dans le temps. Enfin, chez des gens qui ont été en réanimation avec des formes très graves, il y a là des séquelles pulmonaires qui, elles, peuvent persister."

  • Seulement 5,7 % de la population exposée au virus selon l'Institut Pasteur (à partir de 35' sur la vidéo)

"Selon cette étude, le taux de mortalité du virus est de 0,5 à 0,6 %. C'est moins que ce que nous pensions au début mais c’est tout de même trois fois plus que la grippe saisonnière. En revanche, le virus semble encore plus contagieux que ce que nous pensions. 

5,7 %, c'est la moyenne nationale, ça veut dire que dans certains clusters c’est beaucoup plus mais que dans certains départements, c'est sans doute beaucoup moins. Le niveau d'immunité de la population est très faible. Donc si le virus continue à circuler et que certains ne respectent pas le confinement, il peut y avoir une deuxième vague. L'immunité collective, c'est quand 60% de la population a croisé le virus. En attendant le vaccin, il faut tout faire pour que la population qui n'a pas été immunisé ne soit pas en contact avec le virus. On est parti pour histoire qui va durer longtemps. Peut-il y avoir un nouveau confinement cet automne ? Oui évidement."

  • Le dé-confinement et les écoles (à partir de 42' sur la vidéo)

"Le confinement n'a de sens que s'il est respecté. Si vous annoncer des dates de confinement  jusqu’à l'automne, personne ne va tenir. Autrement dit, il faut donner une date. Pour ce qui est de l'école, il faut savoir que les enfants sont très rarement victimes de cas graves et que les enfants sont finalement  beaucoup moins contagieux que les adultes. Et puis, on l'a déjà dit, la gestion d'une économie, ce n’est pas que du sanitaire, c’est aussi de l'économie et du social."

  • Le virus ne mute pas ou peu

"Contrairement au virus de la grippe, il semble que le covid-19 mute assez peu."

  • Où en sont les essais thérapeutiques concernant la chloroquine ? (à partir de 29' sur la vidéo)

Depuis deux semaines, l'hôpital de Perpignan participe à une étude avec d'autres hôpitaux de la région. Le principe est d'administrer aux patients hospitalisés et qui le souhaitent de la chloroquine. "Si ce médicament était très efficace, on le saurait déjà, explique le Dr Aumaître. Peut-être y a -t-il quelques effets parcellaires mais ce n’est pas le médicament miracle, il faut être clair.  Concernant les résultats des essais, c'est beaucoup trop tôt car, contrairement à d'autres, nous faisons les choses dans les règles. Pour ce qui est des essais en ville, nous avons des réunions ces prochains jours, j'espère pouvoir démarrer d'ici une dizaine de jours."

  • 15 malades du covid toujours installés dans un hôtel de Perpignan (à partir de 7' sur la vidéo)

Parce que l'hôpital craignait une importante vague de malades, il y a trois semaines, 35 patients ont été transférés dans un hôtel du sud de Perpignan. Certains sont depuis rentrés chez eux. "En tout, 50 malades sont passés par cet hôtel. Aujourd’hui ils sont une quinzaine et ils vont bien. Je crois que seulement deux patients ont besoin d'oxygène. Avec eux, il y a un médecin, une infirmière et quatre secouristes de la Fédération Française de sauvetage et secourisme" explique le Dr Aumaître.

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