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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : 33% des lits de réanimation occupés en Moselle, un tiers des Ehpad touchés selon l'ARS

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Alors que l'épidémie de coronavirus devient difficile à contrôler dans le pays, la situation se dégrade aussi en Moselle. Les différents indicateurs montrent une forte accélération de la propagation du virus ces dernières semaines. Il faut s'attendre à un mois de novembre difficile prévient l'ARS.

La pression se renforce sur les hôpitaux de Moselle.
La pression se renforce sur les hôpitaux de Moselle. © Radio France - Julie Seniura

L'épidémie de coronavirus continue de galoper en France et le président Emmanuel Macron s'apprête à annoncer un nouveau tour de vis dans les mesures sanitaires, ce mercredi soir à 20h. Quelle est la situation en Moselle ? Le taux d'incidence grimpe encore et pointe à 319 cas pour 100 000 habitants ce mercredi 28 octobre, contre 307 la veille. Nous faisons le point avec Lamia Himer, déléguée territoriale de l'Agence Régionale de Santé du Grand Est pour la Moselle. 

France Bleu Lorraine : Quelle est la situation actuellement dans les hôpitaux mosellans ? 

Lamia Himer : La situation a très nettement évolué ces deux dernières semaines avec aujourd'hui un taux d'occupation qui est de 33% des lits de réanimation de Moselle occupés par des patients malades de la Covid-19. Il y a encore trois ou quatre semaines, on était à un, deux ou trois patients mais pas plus. 

L'augmentation est très significative et laisse présager d'une augmentation beaucoup plus massive dans les deux prochaines semaines. 

Avez-vous des projections sur l'évolution de la situation en Moselle ? 

Il n'y a pas de projections en tant que telle, on fait des simulations basées sur le tendanciel de ces derniers jours qui laissent penser que les malades d'aujourd'hui entraîneront forcément des hospitalisations dans les prochains jours. Nous avons une augmentation qui a été très nette sur les trois dernières semaines, nous avons quadruplé le taux d'incidence, et c'est le signe que le virus circule très activement sur tout le territoire de la Moselle. Il faut évidemment poursuivre le renforcement des mesures parce que les actions menées jusqu'à présent ne sont plus suffisantes.

Est-ce que vous prévoyez déjà d'augmenter les capacités de réanimation des hôpitaux ? 

Nous avons effectivement demandé à tous les établissements de la Moselle d'activer le plan blanc, cette demande a été adressée vendredi et à nouveau aujourd'hui, mercredi 28 octobre. C'est un plan de mobilisation interne qui permet de dégager des capacités de réanimation. Cela peut être déprogrammer des activités, reporter des opérations chirurgicales qui ne sont pas urgentes. C'est aussi la possibilité de rappeler du personnel, y compris sur les congés. On pourra aussi créer des unités Covid. 

L'objectif c'est de doubler la capacité de réanimation d'ici la mi-novembre. Ce serait une capacité équivalente à celle du mois de mars. 

Pour le moment, tous les établissements ne l'ont pas activé mais a minima on leur demande de déclencher la mise en tension de l'établissement. Certains ont déjà identifié des capacités réarmables dès maintenant. 

Le personnel soignant est très stressé à l'idée d'affronter cette nouvelle période, outre la fatigue accumulée lors de la première vague, qui n'est pas forcément résorbée. 

On essaie de voir comment on peut aider les établissements à être renforcés en personnels pour déployer plus de capacités. Notamment avec les ressources des étudiants en médecine et les étudiants infirmiers et aide-soignants.

Ecoutez - Lamia Himer, déléguée de l'ARS Grand Est pour la Moselle

Quelle est la situation dans les Ehpad en Moselle ? 

On n'a pas encore de chiffres définitifs de tous les Ehpad mais la situation est inquiétante. 

On est à environ un tiers des Ehpad qui sont concernés par des cas de Covid-19, en tout cas pour ceux qui ont fait des tests.

Donc il est possible que la situation continue d'évoluer défavorablement dans les prochains jours. Sur la Moselle, on a distribué des tests antigéniques pour tester les personnels. Les campagnes de dépistage vont pouvoir démarrer au retour des vacances pour avoir la cartographie de la situation. 

La seconde vague s'annonce-t-elle plus grave que la première en Moselle ? 

Le contexte est différent. On est en période hivernale, il va falloir composer avec les autres pathologies hivernales, la grippe, la gastro par exemple. Par ailleurs, il n'y aura pas les renforts de personnels que nous avions eu en mars, quand seules trois régions étaient touchées. 

On aura aussi moins de transferts vers les autres régions car le virus circule partout. 

Il faut donc prendre des mesures plus fermes. Il y aussi une grosse logique de vouloir maintenir au maximum les autres prises en charge pour éviter une nouvelle vague de report de soins. Tout ce qu'on pourra faire maintenant, c'est les malades de décembre qu'on évitera. 

Le nombre de patients hospitalisés, en réanimation et le taux d'incidence du Covid-19 par département 

Pour trouver les derniers chiffres actualisés pour la Moselle ou tout autre département, utilisez le moteur de recherche :

L'évolution du taux d'incidence en Moselle

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