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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : à l'hôpital Avicenne de Bobigny, il faut pousser les murs pour faire de la place en réanimation

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Par , France Bleu Paris

Alors que la vague de patients touchés par le Covid-19 commence à arriver dans les hôpitaux franciliens, celui d'Avicenne à Bobigny en Seine-Saint-Denis est désormais saturé ce vendredi explique le docteur Yacine Tandjaoui-Lambiotte praticien en réanimation, invité sur France Bleu Paris.

L'hôpital Avicenne de Bobigny en Seine-Saint-Denis.
L'hôpital Avicenne de Bobigny en Seine-Saint-Denis. - Sabine Rinder/ Hôpital Avicenne

"La vague est arrivée", estime le docteur Yacine Tandjaoui-Lambiotte praticien hospitalier en réanimation au CHU Avicenne à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, invité sur France Bleu Paris ce vendredi matin. "Il y a, depuis plusieurs jours une augmentation croissante du nombre des cas graves qui justifient leur placement en réanimation, à tel point que certains services sont saturés."

Pousser les murs pour la réanimation

Alors pour faire face à cette vague qui était attendue, l'hôpital est obligé de pousser les murs pour faire de la place en réanimation. "Aujourd'hui, nous sommes en train de créer de nouveaux lits de réanimation", détaille le docteur Yacine Tandjaoui-Lambiotte. "L'objectif est de monter en charge. _On est passé de 16 lits en réanimation, à 24 lits_, puis on a utilisé les lits habituellement réservés aux patients sortant de bloc opératoire pour faire de la réanimation, on monte en charge progressivement."

Le téléphone sonne en permanence

La journée de travail des soignants est forcément amplifiée avec ce nombre très important de patients qui arrivent en réanimation. "On fait un travail constant", raconte le docteur Yacine Tandjaoui-Lambiotte, "le téléphone sonne en permanence, les sollicitations sont nombreuses hors les murs, on est appelé à faire de la réanimation en dehors des services conventionnels, on va de plus en plus prêter main forte à nos collègues dans les services de médecine, aux urgences et puis on développe une coordination très importante avec le SAMU, les urgentistes et avec nos collègues des maladies infectieuses".

Il faut composer également avec une nouvelle contrainte, "celle de l'habillement et des protections que l'on enfile pour la prise en charge des patients en réanimation." 

Faire de la place pour éviter de faire des choix

"Ce qu'on veut, c'est de ne pas se retrouver dans des situations éthiques insupportables à devoir choisir entre un patient de 50 ans et sans antécédents et un autre de 60 ans et sans antécédent non plus", raconte le praticien. "On va tout faire pour ne pas arriver à cette situation-là. Pour éviter ça, il nous fait du personnel médical et paramédical et ça, on est en train d'en créer à tour de bras", estime-t-il.  

Par ailleurs, le professeur Bruno Riou, directeur médical de crise sur le coronavirus à l’Assistance publique – hôpitaux de Paris (AP-HP), invité sur France Inter ce vendredi matin, est lui aussi préoccupé par la situation critique de l'Île-de-France et estime "qu'il faut aussi qu’on commence à transférer des patients dans les régions qui sont le moins touchées", comme ça a été le cas à Mulhouse notamment. "On est dans une crise sanitaire d’une gravité exceptionnelle", ajoute-t-il.

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