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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : la chloroquine, "pour l'instant pas la révolution médicamenteuse" à Perpignan

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Par , France Bleu Roussillon

Le docteur Hugues Aumaître, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital de Perpignan, était notre invité en Facebook live ce mardi après midi. Voici ce qu'il faut en retenir.

"Parce que nous avons été moins touché, le dé-confinement pourrait être plus long dans les Pyrénées-Orientales"
"Parce que nous avons été moins touché, le dé-confinement pourrait être plus long dans les Pyrénées-Orientales" © Maxppp - Alexandre Minguez

Alors que le nombre patients hospitalisés baisse régulièrement depuis plusieurs jours à l'hôpital de Perpignan, le chef du service des maladies infectieuses et tropicales, le docteur Hugues Aumaître était notre invité durant une heure en Facebook live pour répondre à vos questions. 

"Coup de gueule" sur la chloroquine (à partir de la 14e minute sur la vidéo ci-dessous)

"Nous utilisons ponctuellement de la chloroquine (connue aussi dans le commerce sous le nomde Plaquénil) depuis un mois au sein de l'hôpital de Perpignan. Pour l'instant, ce n’est pas une révolution médicamenteuse

Nous venons de lancer avec plusieurs autres hôpitaux du sud de la France une étude avec deux types de Plaquénil pour comparer l'efficacité et la tolérance de ces traitements. Le premier patient (à suivre ce traitement) a été accepté dimanche à Perpignan. L'étude s'adresse aux patients de plus de 18 ans, ils doivent pouvoir consentir à participer à cette étude.

Ce traitement est destiné aux patients hospitalisés, mais pas pour ceux en réanimation. Nous pensons que le traitement est plus efficace au stade précoce du Covid-19. Il faut aussi savoir que ce patient bénéficie d'une surveillance très rapprochée pour vérifier qu'il n'y ait pas plus d'effets secondaires que d'avantages.

Clairement, il faut donc raison garder et c'est l'occasion pour moi de passer un petit coup de gueule : cette étude initiale sur la chloroquine (du Pr Raoult à Marseille) a été sauvagement assénée sur les réseaux sociaux, beaucoup plus que dans les revues médicales... Certains pensent qu'en temps de crise, on peut s'affranchir des règles, certains veulent même réaliser des tests alors qu'ils n'y sont pas habilités donc soyons très vigilants.

En d'autres temps, utiliser un médicament comme ça, dans ces conditions, aurait pu être reprochables aux médecins au motif qu'il n'avait pas prouvé son efficacité."

Un protocole est désormais en attente de validation pour réaliser une étude, cette fois, sur des patients qui présentent les tous premiers symptômes du virus. Cette étude serait réalisée au centre covid du quai Vauban à Perpignan. L'administration n'a pas encore validé ce protocole. Une décision devrait être prise rapidement.

"Le dé-confinement peut-être plus lent qu'ailleurs dans les Pyrénées-Orientales" (à partir de 29' sur la vidéo)

"Pour endiguer l'épidémie de covid-19, les chercheurs estiment qu'il faut que 60 % de la population ait croisé le virus. Dans les Pyrénées-Orientales, où le nombre de malades est relativement faible par rapport à d'autres départements, on en est loin, on pourrait être autour des 5 %, mais c’est difficile à dire, car très peu de tests ont été pratiqués chez nous.

Le dé-confinement sera-t-il du coup plus lent chez nous que dans la région de Strasbourg ? C'est possible si l'objectif est celui de l'immunité collective."

"Le confinement a sauvé des vies dans les Pyrénées-Orientales" (à partir de 34' sur la vidéo ci-dessous)

"On a mis en place plusieurs mesures qui ont limité l'épidémie et c'est encore plus flagrant dans les Pyrénées-Orientales. Chez nous, le confinement a été mis en place de façon relativement précoce par rapport à l'avancée du virus puisque nous avons été l'un des derniers départements d'Occitanie à avoir vu les premiers cas.

Par conséquent, au moment où le virus commençait à circuler, on a confiné dans les Pyrénées-Orientales et ça a eu un impact très important sur l'épidémie : pour ne pas subir cette deuxième vague de malades et pour ne pas désorganiser les services de l'hôpital (...). Le confinement a sauvé des vies oui. Mais ne demandez pas combien."

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