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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : après un deuxième décès, l'Italie prend des mesures drastiques

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Par , France Bleu

Les autorités italiennes confinent une dizaine de villes du nord du pays, suite au décès d'une deuxième personne contaminée par le coronavirus ce samedi. L’inquiétude grandit en Italie alors que le nombre de contaminations bondit hors de Chine. La maladie a touché 77.000 personnes dans le monde.

Les rues désertes de Codogno dans la région Lombardie en Italie.
Les rues désertes de Codogno dans la région Lombardie en Italie. © Maxppp - Carlo Cozzoli

L'Italie a enregistré ce samedi un deuxième mort du coronavirus. C'est le premier pays à enregistrer des cas mortels de coronavirus parmi ses ressortissants. La première victime du Coronavirus hors de l'Asie était un touriste chinois de 80 ans, mort en France à l'hôpital Bichat à Paris.

Les autorités italiennes ont décidé de confiner une dizaine de villes du nord du pays pour contenir l'épidémie et rassurer des habitants inquiets.  Les victimes sont un maçon retraité de 78 ans qui résidait dans un petit village de Vénétie, région voisine de la Lombardie où un autre décès, celui d'une femme de 75 ans, a été annoncé samedi matin. 

Une quarantaine de cas en Italie

Dans les deux cas, ces personnes étaient hospitalisées depuis une dizaine de jours pour d'autres affections mais ont été toutes les deux testées positives au nouveau coronavirus. 

Au total, l'Italie compte désormais une quarantaine de cas de contamination dont au moins 32 en Lombardie autour d'un foyer identifié à Codogno, à 60 km de Milan, 7 en Vénétie, venus s'ajouter depuis vendredi à trois premiers cas soignés à Rome, selon la télévision Sky Italia. La péninsule est désormais le pays le plus touché en Europe par l'épidémie de pneumonie virale qui a démarré en Chine en décembre. 

"Mesures extraordinaires" 

Cette vague soudaine de contaminations a contraint les autorités italiennes à prendre des mesures drastiques de semi-confinement pour une semaine dans une dizaine de villes du nord. La décision a été prise par le ministère de la Santé après qu'un premier foyer autochtone italien a été identifié à Codogno, près de Lodi, au sud-est de Milan, en lien avec un homme de 38 ans hospitalisé depuis mercredi.

Le chef du gouvernement Giuseppe Conte a convoqué une réunion spéciale samedi avec la protection civile, soulignant que l'exécutif envisage de prendre d'autres "mesures extraordinaires". 

50.000 habitants confinés

Dans la plupart de ces villes, les bars et restaurants, les écoles, les églises ainsi qu'une quarantaine de stades et salles de sports ont été fermés. La mesure touche aussi les bibliothèques, les mairies, de nombreux magasins. Même les défilés de carnaval ont été annulés.

Au total plus de 50.000 habitants ont été priés de rester chez eux autant que possible, et d'éviter les lieux clos. Des trains ont été stoppés en gare de Milan et Lecce (Pouilles) vendredi soir le temps de faire descendre des passagers présentant des symptômes grippaux. Le président de la région de Vénitie Luca Zaia, interrogé sur Rainews24, a assuré que "la grande question" était l'origine de la contamination dans sa région car les malades n'avaient eu "aucun contact" avec des Chinois ou des personnes de retour de Chine

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