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Coronavirus : après un mois de vaccination, pas "d'alerte particulière" concernant les effets indésirables

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Par , France Bleu, France Bleu Gironde

Un mois après le début de la vaccination contre le Covid-19 en France, il n'y a pas "d'alerte particulière" concernant des effets secondaires. Annonce faite ce jeudi par le professeur Antoine Pariente, directeur du centre régional de pharmacovigilance au CHU de Bordeaux et chargé du suivi national.

Un mois après le début de la vaccination contre le coronavirus en France, il n'y a pas "d'alerte particulière" concernant les effets indésirables
Un mois après le début de la vaccination contre le coronavirus en France, il n'y a pas "d'alerte particulière" concernant les effets indésirables © AFP - BURGER / Phanie

Un mois après le démarrage de la vaccination contre le coronavirus en France, la surveillance des effets secondaires a permis "d'écarter des inquiétudes" indique ce jeudi le professeur Antoine Pariente, directeur du centre régional de pharmacovigilance au CHU de Bordeaux, chargé du suivi national des effets indésirables du vaccin de Pfizer/BioNTech.

Il estime qu'à ce stade, il n'y a pas "d'alerte particulière ni dans les essais cliniques, ni dans le suivi de pharmacovigilance". Pour le professeur, les enseignements accumulés au niveau national et international sont rassurants. Les attentes sont grandes quant à l'efficacité des vaccins pour maîtriser la pandémie et il "faudrait vraiment des catastrophes pour reconsidérer la vaccination". 

135 cas d'effets indésirables recensés

Selon le rapport du 22 janvier de l'Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM), il y a eu en France 135 cas d'effets indésirables enregistrés, sur les 964.000 doses injectées à cette date. La plupart étant non graves ou attendus et sont liés à "des effets réactogénécité", c'est-à-dire la réaction immédiate, ou dans les jours suivants, de l'organisme au vaccin avec fièvre, maux de tête et courbatures, "ce qui est tout à fait attendu" précise le professeur Pariente. 

Le chargé de suivi national ajoute qu'il y a eu des interrogations sur les effets secondaires plus graves, notamment sur des cas de tachycardie mais survenus potentiellement chez des patients avec des antécédents de trouble du rythme cardiaque. "Aucun n'a mis en jeu de pronostic vital, mais c'était un signal potentiel qu'on a soulevé et on continue à le suivre" ajoute le professeur.

Il y également eu neuf cas de décès déclarés en France, sans lien établi avec la vaccination selon le rapport ANSM du 22 janvier. "Il y a pour l'instant assez peu d'investigations complémentaires qui sont menées parce que ce sont des décès qui sont survenus chez des personnes très âgées (en résidence vieillesse ou en Ehpad et avec des maladies chroniques), de ce fait, c'est l'âge qui a été surtout retenu comme cause du décès. Il faudra regarder si ce nombre de cas reste compatible avec la mortalité habituelle" précise Antoine Pariente. 

Comment sont analysés les effets indésirables ? 

Pour le suivi de pharmacovigilance, ce sont les centres régionaux qui ont la charge de recenser les cas de personnes ayant eu des effets indésirables après vaccination. Le dossier médical du patient est complété au maximum et fait l'objet d'un signalement. "Concernant les effets allergiques - hyperthermie, céphalée, courbatures - il n'y a pas énormément besoin de les documenter car ils sont très simples d'interprétation" explique le professeur Pariente. 

Pour d'autres effets, en particulier quand il y a un décès, les centres régionaux de pharmacovigilance vont essayer d'avoir un maximum d'informations pour arriver à juger du rôle du médicament dans la survenue de l'effet, comme les antécédents du patient, ses maladies et leur état d'avancement, les traitements, etc. "Il nous arrive régulièrement d'appeler des collègues des centres régionaux pour avoir des éléments complémentaires. Dans certains cas, il peut y avoir besoin d'un assez grand nombre de documentations médicales et cliniques, en imagerie et biologie" détaille Antoine Pariente.

Les 31 centres régionaux de pharmacovigilance reçoivent et analysent les déclarations d'effets indésirables qui sont adressées soit par des professionnels, soit par des patients. Le centre régional du CHU de Bordeaux et celui du CHU de Marseille sont chargés du suivi national de la vaccination. "Notre rôle est de faire l'analyse globale des cas individuels d'effets indésirables rapportés par ces centres régionaux. Nos rapports hebdomadaires sont transmis à l'ANSM (l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) et font l'objet d'une discussion finale avant diffusion" commente le professeur Pariente

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