Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "Arrêtons la poudre aux yeux avec la chloroquine !", insiste le professeur Pialoux

-
Par , France Bleu Provence

La chloroquine est désormais au cœur d'une vaste polémique. Présentée par le Pr Didier Raoult comme le remède contre le Covid-19, d'autres spécialistes montent au créneau et appellent à la prudence. Le haut conseil de santé publique vient de l'autoriser pour soigner des "formes graves".

L''utilisation du Plaquenil-chloroquine pour soigner les malades atteints du coronavirus est au coeur d'une  polémique
L''utilisation du Plaquenil-chloroquine pour soigner les malades atteints du coronavirus est au coeur d'une polémique © Maxppp - .

Est-ce le remède miracle ou une illusion ? Depuis que le professeur marseillais Didier Raoult a montré les effets positifs de la chloroquine sur certains de ses patients, des voix s'élèvent dans le milieu médical pour appeler à la prudence et surtout demander une large étude européenne "plus concluante". 

Le haut conseil de santé publique, sollicité par le ministre de la Santé, a ouvert la voie à un usage médical de la chloroquine, très encadré et uniquement à l’hôpital. L’arrêté ministériel autorise en fait le dérivé utilisé par plusieurs équipes médicales, dont celle du Pr Raoult à Marseille. Ce dérivé s’appelle l’hydroxychlorodrine

Les équipes hospitalières qui le souhaitent pourront donc l’intégrer dans leur arsenal de lutte contre le coronavirus, mais pour les cas graves et sur décision collégiale des médecins. 

Une décision que salue Gilles Pialoux, professeur et chef du service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital Tenon à Paris, totalement opposé à la généralisation de la chloroquine tant que les résultats de l'étude européenne en cours ne sont pas connus. 

"Il ne faut surtout faire la queue, comme c'était le cas à Marseille, pour aller se faire dépister et espérer se faire soigner avec la chloroquine. On marche sur la tête ! Attendons les résultats. De toute façon on est en retard sur cette épidémie. Là, ce n'est pas la peine de faire n'importe quoi et donner de la poudre aux yeux aux gens qui ont peur et à ceux qui sont contaminés." 

La chloroquine est commercialisée sous le nom de Nivaquine et l'hydroxychloroquine sous le nom de Plaquenil. Gilles Pialoux qui estime que nous n'en sommes qu'au stade de "l'hypothèse" concernant les effets positifs de la chloroquine : "Il y a des risques à prendre le Plaquenil, ce n'est pas un médicament anodin", précise-t-il.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu