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Coronavirus : attention aux masques bricolés à partir de tutos sur internet

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Par , France Bleu Nord, France Bleu

Alors que l'on voit fleurir sur la toile des modes d'emploi pour fabriquer soi-même son masque à la maison, le CHU de Lille appelle à la prudence.

Fabriquer son masque en tissu n'est pas forcément une bonne idée
Fabriquer son masque en tissu n'est pas forcément une bonne idée © Radio France - Stéphanie Berlu

Des masques fabriqués avec des vieux soutiens-gorges, d'autres réalisés en recyclant des casquettes, d'autres encore bricolés sans un seul point de couture...  Tous ces procédés agacent le Professeur Pascal Odou et le Docteur Delphine Garrigue.
La médecin anésthésiste et le chef de la pharmacie du CHU de Lille font partie de l'équipe qui a imaginé un masque en tissu destiné aux soignants, baptisé Garridou . 

Utiliser des tissus testés

Premier conseil donné par le CHU, utiliser des tissus qui ont été testés et qui ont fait leurs preuves pour filtrer les particules. "Ce n'est pas en multipliant les épaisseurs de tissu que ça marche, il faut des tissus extrêmement fins, homologués, et on voit bien en les ayant testés que selon le sens dans lequel on les assemble, la filtration n'est pas identique", explique le Dr Garrigue. "Il ne faut pas penser qu'on a l'équivalent d'un masque chirurgical, alors que si l'on se mettait une chaussette devant le nez, ce serait la même chose."

Un masque, mal utilisé, peut être dangereux

Ensuite, il ne faut pas toucher son masque car on risque de répandre les germes avec ses mains. "Ce qu'il faut à tout prix éviter de faire, c'est le mettre, puis l'enlever pour parler à quelqu'un et le mettre à nouveau. C'est là qu'il devient un vecteur de contamination", prévient le Pr Odou. Les professionnels constatent dans la vie de tous les jours de nombreuses erreurs comme ces masques placés en dessous du nez, ou même des masques chirurgicaux portés non dépliés. 

Il faut que les pouvoirs publics expliquent

Oui, les masques en tissu peuvent être une solution, nuance l'équipe. Mais il faut faire de la pédagogie auprès du grand public, pour que l'on sache le positionner sur le visage, dans quelles conditions on l'utilise et comment on l'entretient. Aujourd'hui, pour ce type de germe, c'est un lavage à 60 degrés qui est recommandé. "Faire un masque maison et se sentir protégé c'est extrêmement risqué", rappelle la médecin. "Il doit y avoir de la pédagogie de la part des pouvoirs publics."

Lancé fin mars en collaboration avec le fabricant de textile nordiste Lemahieu et le collectif le Souffle du Nord avec ses 18.000 couturières, le Garridou a déjà été produit à plus de 20.000 exemplaires. Le CHU de Lille espère, dans un premier temps, doubler sa production pour que chaque membre du personnel soignant puisse disposer de deux pièces. Il aimerait atteindre ensuite les 100.000 masques pour que d'autres établissements en bénéficient à leur tour. Le cahier des charges est désormais mis à disposition de tous, sans contrepartie. La seule exigence du CHU est qu'il ne soit pas utilisé à des fins commerciales. 

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