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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus au Pays Basque : ils fabriquent bénévolement des masques en tissu désormais reconnus efficaces

Le gouvernement conseille désormais le port du masque. Dés le début de l'épidémie et devant la pénurie, ils sont nombreux à avoir sorti leur machine à coudre, utilisé le tissu qu'ils avaient pour confectionner des masques et les offrir aux soignants, au personnel des EHPAD ou des grandes surfaces.

A chacun son système D pour fabriquer des masques en tissu : Tom Combhard et tout le matériel de Sophie Etchemendy
A chacun son système D pour fabriquer des masques en tissu : Tom Combhard et tout le matériel de Sophie Etchemendy © Radio France

Le gouvernement incite désormais à fabriquer des masques en tissu. Leur utilité vient d’être reconnue et homologuée en respectant certains critères de filtration et de perméabilité émis par la DGA, la Direction Générale de l’Armement. Les autorités sanitaires incitent, elles aussi, la population à porter "des masques alternatifs" en tissu dans les lieux publics. 

Un revirement alors qu'au début de l'épidémie, le directeur de la santé, Jérôme Salomon, affirmait que sont port était "inutile dans la rue", version relayée par Sibeth N'Diaye la porte-parole de l'Elysée et le ministre de la Santé.

Ils n'avaient pas de masques, donc ils disaient à tous que ce n'était pas recommandé d'en porter 

Tom Combhard a l'habitude d'aller au Japon et de voir les Japonais porter des masques.  Lorsque l'épidémie a commencé, "voyant le manque dramatique de masques", ce créateur de vestes et de combinaisons en néoprène installé à Biarritz s'est aussitôt mis à en fabriquer. Précisons que les masques de Tom Combhard, comme la très grande majorité, ne sont pour l'instant pas homologués.

Un masque en tissu, c'est mieux que rien !

Les masques de Tom Combhard
Les masques de Tom Combhard © Radio France

"Dés le début, comme je n'y connais rien dans le domaine médical, j'ai demandé à des médecins et plusieurs m'ont dit, c'est clair que ce n'est pas un masque de chirurgien mais c'est mieux que rien, ça évite les gouttelettes de se propager si on est porteur du virus et ça évite aussi de se toucher la bouche en ayant touché par exemple au supermarché des légumes qui auraient été contaminés donc c'est vraiment une sécurité pour éviter que le Covid se disperse aussi rapidement. Et comme le gouvernement n'avait pas de masques, ils ont dit que cela ne servait à rien d'en porter et maintenant que le virus s'emballe, il nous demande d'en faire, c'est complètement ridicule" regrette Tom. 

Tom Combhard

Les demandes affluent

Tom Combhard en a déjà confectionné prés de 700 en prenant un tuto sur internet. Un rectangle de néoprène pris en sandwich entre 2 bandes de lycra et des liens pour accrocher le masque aux oreilles. "Un masque lavable, léger et coloré", les demandes affluent mais le stock de tissu va bientôt être épuisé.

Sophie Etchemendy habite elle aussi Biarritz. Elle avait laissé tomber sa machine à coudre à cause d'une maladie professionnelle mais au bout de 3 jours de confinement, elle a craqué. Elle a ressorti son matériel.

La débrouille

Sophie Etchemendy réutilise tout ce qu'elle peut afin de confectionner des masques
Sophie Etchemendy réutilise tout ce qu'elle peut afin de confectionner des masques © Radio France

Sophie a récupéré le moindre bout de tissu qui traînait à la maison, "pour le molleton, j'ai pris le protège matelas qui était sur mon lit. J'ai fait appel à des amis pour récupérer de la matière première. Le plus dur à trouver, c'est de l'élastique et dans quelques jours ce sera le tissu parce que toutes les merceries ou magasins de tissus sont fermés". Tous les dons sont les bienvenus.

Sophie Etchemendy fabrique une cinquantaine de masques par semaine

Sophie produit une cinquantaine de masques par semaine pour des transporteurs, aide-maternelle, ou encore infirmière libérale. 

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