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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus - Situation fragile en France, avant un nouveau conseil de défense sanitaire

- Mis à jour le -
Par , France Bleu

L'exécutif se réunit ce mercredi 28 avril lors d'un nouveau conseil de défense sanitaire pour faire le point sur l'épidémie de coronavirus en France et sur l'allégement de certaines restrictions. Mais la situation est encore critique dans les hôpitaux. On fait le point.

Le nombre de personnes admises en soins critiques stagne à environ 6.000 [photo d'illustration].
Le nombre de personnes admises en soins critiques stagne à environ 6.000 [photo d'illustration]. © AFP - Anne-Christine POUJOULAT

Une baisse ou plutôt un plateau ? Les indicateurs de la situation sanitaire liée au coronavirus en France ne tranchent pas. Si le nombre de nouveaux cas en moyenne par semaine diminue depuis quinze jours, les effets ne se font pas encore sentir dans les services de soins critiques (dont la réanimation). Face à cela, certains professionnels de santé s'inquiètent d'une levée trop rapide des restrictions.

La France entrevoit en effet toujours un début d'allègement des contraintes sanitaires en mai. Mais l'exécutif reste prudent face à un ralentissement encore fragile de l'épidémie de Covid-19. "Y aller tout doucement pour éviter que ça reparte", soulignait lundi Emmanuel Macron. L'exécutif se réunit lors d'un nouveau conseil de défense sanitaire ce mercredi 28 avril pour faire un point sur la situation sanitaire et déterminer la suite de l'allégement des restrictions.

Pas de franche décrue

La semaine dernière, le nombre de nouveaux cas par jour (moyenne sur sept jours) est repassé sous la barre des 30.000, d'après les données fournies par Santé publique France. Les sept jours précédents, les autorités sanitaires en avaient comptabilisé près de 33.000. En Moselle par exemple, le taux d'incidence est repassé sous la barre des 200 cas positifs pour 100.000 habitants, une première depuis 3 mois, et en Sarthe, sous le seuil des 400. 

Mais cette décrue cependant moins franche que lors de la deuxième vague à l'automne. D'autant que les autorités sanitaires relèvent dans le même temps une baisse du nombre de dépistages.

Par ailleurs, les effets ne se font pas encore sentir sur les admissions en réanimation. Ainsi, la France a franchi le seuil des 6.000 malades dans les services de réanimation ce lundi, avant de repasser dessous ce mardi. Au-delà de la barre franchie, il faut noter le plateau formé à ce niveau depuis mi-avril. Le pic est moins élevé que celui de la première vague en avril 2020 (autour de 7.000) mais supérieur à celui de la deuxième vague à l'automne (4.900).

Par conséquent, le taux d'occupation des lits en réanimation est encore supérieur à 100% dans de nombreux départements, c'est-à-dire supérieur aux capacités d'accueil dans ces services avant la crise sanitaire. Capacités d'accueil qui ont été relevées pour faire face à l'épidémie.

Le nombre de décès quotidien à l'hôpital stagne également.

On va rester à ce niveau très élevé de tension hospitalière - Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses

"On ne peut pas s'attendre (...) avec la réouverture des écoles, la réouverture des terrasses et des lieux culturels, à avoir une épidémie qui va régresser, on va rester à ce niveau très élevé de tension hospitalière", a projeté sur BFM-TV Mircea Sofonea, maître de conférences en épidémiologie et évolution des maladies infectieuses à l'université de Montpellier.

Jean-Paul Stahl, infectiologue au CHU de Grenoble, invité sur franceinfo jeudi dernier, appelait également à la prudence. "On est en train d'instiller dans l'esprit des gens que ça y est, c'est fini, c'est bientôt les vacances et la fin des masques, etc. Alors qu'on en est loin". Mais "d'un autre côté, il faut donner de l'espoir, admet-il. On ne peut pas laisser les gens dans un tunnel en permanence."

Une situation intenable sur le long terme

Mais impossible de rester à un niveau aussi élevé d'occupation des lits dans les hôpitaux car il implique la déprogrammation de nombreux rendez-vous et opérations. Ces reports peuvent avoir des conséquences physiques et psychologiques importantes pour les malades concernés. "Il y a une perte de chance pour ces patients", soulignait début avril sur franceinfo Magali Léo, de l’association Renaloo (patients et proches concernés par les maladies des reins, les insuffisances rénales, les dialyses et les greffes). 

Aussi, le généticien Axel Kahn, président de la Ligue contre le cancer, estimait au début du mois à 100.000 les retards de diagnostic depuis le début de la crise sanitaire, avec pour conséquence une surmortalité par cancer de 13.500 personnes.

Les yeux tournés vers les variants

Par ailleurs, les épidémiologistes, et par ricochet le gouvernement, surveillent de près la propagation des variants. Un en particulier : le variant indien, sans doute à l'origine de l'explosion de cas dans le pays. Supposé plus contagieux - mais des études plus poussées doivent encore le confirmer - il a été détecté en Guadeloupe, en Suisse, en Belgique ou encore au Royaume-Uni. Aucun cas de contamination par ce variant n'a été décelé à ce jour en France métropolitaine, a annoncé ce mardi le ministre de la Santé.

Aussi, alors que Jean Castex affirmait ce week-end que les nouveaux variants, notamment brésilien et sud-africain, avaient tendance à régresser, les chiffres disent le contraire. "Ils augmentent légèrement mais ils sont sous contrôle", a précisé ce lundi la ministre déléguée à l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, sur franceinfo.

La vaccination avance mais n'est pas encore suffisante

Côté vaccination, la France a dépassé ce mardi les 20 millions d'injections (première et deuxième doses confondues), mais le taux de couverture reste insuffisant pour envisager une sortie de la crise sanitaire : lundi, 27% de la population majeure avait reçu une première dose de vaccin, et 10.8% de cette population était vaccinée avec deux doses.

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