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Dossier : Coronavirus

Coronavirus : "Ce n'est pas le moment de relâcher nos efforts" (Hugues Aumaître, infectiologue à Perpignan)

Alors que certains évoquent déjà le déconfinement, le chef du service des maladies infectieuses de Perpignan insiste ce mardi matin sur France Bleu sur la poursuite des efforts, car nous ne sommes pas encore au pic épidémique.

Il faut maintenir le confinement pour ne pas anéantir les efforts
Il faut maintenir le confinement pour ne pas anéantir les efforts © Maxppp - Jean-Marc LOOS

Certains commencent déjà dans le pays à évoquer le déconfinement, mais il ne faut surtout par relâcher nos efforts, bien au contraire. C'est le message ce mardi matin sur France Bleu du docteur Hugues Aumaître, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital de Perpignan.

"Il faut maintenir le confinement pour ne pas anéantir des semaines d'efforts."

"C'est vrai qu'en Occitanie, nous ne sommes pas dans une position d'engorgement des services hospitaliers sur l'épidémie de Covid-19, mais on ne peut surtout pas dire que le plus dur est derrière nous. On est dans le dur, on n'est pas encore arrivés au pic. On s'en approche peut être, mais on est vraiment à la phase où il y a le plus de cas positifs. Par conséquent, il y a le risque majeur de contamination. 

"Le déconfinement n'a aucun sens. Il faut maintenir le confinement en ce moment pour ne pas anéantir des semaines et des semaines d'efforts de toute la population. Donc c'est très important. Au contraire, on est vraiment là dans la phase la plus à risque pour une transmission. "

"Nous ne sommes encore arrivés en haut, comme pour les alpinistes il ne faut pas relâcher nos efforts et il faudra aussi rester très prudents pour la redescente."

"Nous sommes dans une situation comme celle d'un alpiniste qui arrive au sommet d'une montagne qui voit le sommet de la montagne.L'alpiniste n'arrête pas de faire des efforts, il va aller au sommet. Et puis, il va être très attentif sur la redescendre puisque tout le monde sait que c'est la phase où il y a le plus d'accidents. Donc, on est pas tout à fait arrivés à la montée. Il va falloir être très vigilant pour la descente. 

"Une fois que les choses auront évolué dans plusieurs semaines, parce que cela se  compte encore en semaines, on pourra effectivement peut être évoquer le déconfinement, mais il faut bien comprendre que cela ne se fera pas de manière brutale et on n'en est pas là du tout. 

"Aujourd'hui, dans la phase épidémique grave dans laquelle nous sommes, et parce qu'il y en a disposition, porter un masque est une bonne solution."

"Aujourd'hui, porter un masque correspond à une logique par rapport au risque épidémique. Aujourd'hui, le nombre de personnes infectées en France est très important. Comme vous le savez, beaucoup plus important que les chiffres officiels puisqu'ils sont corrélés au nombre de dépistages. Et donc, il est pertinent effectivement de porter des marques aujourd'hui . De la même façon qu'il y a déjà quelques semaines., les soignants portaient des masques et les personnes en contact avec beaucoup de public également, ce qui était une bonne recommandation. 

"Aujourd'hui, l'extension du virus dans la population fait que cela a un sens. Après, est-ce qu'il aurait fallu le faire dès le départ ? Peut être, mais il y a d'autres contingences. Il faut aussi que la population l'accepte. Dans les épidémies de grippe chaque année, il faudrait le faire, mais essayez de faire mettre un masque sans avoir  la menace d'une épidémie grave en France, ce n'est pas si simple que cela. Et puis il y avait un problème de disponibilité, on a préféré les mettre à disposition des soignants qui étaient les plus à risque que de les donner à toute la population."

"Maintenant qu'il y a des masques disponibles, ça paraît tout à fait logique de demander à la population de porter des masques."

Hugues Aumaître, chef du service des maladies infectieuses de l’hôpital de Perpignan

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