Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Dossier : Coronavirus

Coronavirus - Edouard Philippe : "La vie à partir du 11 mai ne sera pas la vie d’avant"

-
Par , France Bleu

Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran ont présenté un point d'étape de l'épidémie de Coronavirus en France ce dimanche. Visites en Ehpad, télétravail, politique de dépistage, port du masque, France Bleu fait le point.

Le Premier ministre Edouard Philippe (photo d'illustration).
Le Premier ministre Edouard Philippe (photo d'illustration). © Maxppp - GEOFFROY VAN DER HASSELT

Le Premier ministre Edouard Philippe et le ministre de la Santé Olivier Véran ont fait un "point de situation" de l'épidémie de Coronavirus en France ce dimanche. En préambule, le directeur général de la Santé Jérôme Salomon a présenté le bilan de l’épidémie de Coronavirus en France. Le Covid-19 a fait 19.718 décès depuis le 1er mars, c'est 395 de plus en 24 heures. 30.610 malades sont actuellement hospitalisées, dont 890 nouveaux patients dans les dernières 24 heures. On observe "une lente décrue épidémique", note tout de même Jérôme Salomon. Le nombre total de malades en réanimation diminue depuis 11 jours.

Nous allons apprendre à vivre avec ce virus - Edouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe a tenu à revenir, après un premier point d’étape il y a trois semaines, pour présenter les grandes règles qui vont devoir s’appliquer au moment du déconfinement prévu le 11 mai. "Notre vie, à partir du 11 mai, ne sera pas tout de suite la vie d’avant, a prévenu le Premier ministre. Comme nous avons appris à nous battre contre le virus, nous allons apprendre à vivre avec ce virus." Il présentera à la fin du mois d'avril le plan détaillé de sortie du confinement.

Gestes barrière, tests, isolement des malades : les trois piliers du déconfinement 

"Nous allons devoir apprendre à vivre avec le virus, a martelé Edouard Philippe, car la population n’est pas immunisée." En l'absence de vaccin et de traitement, le respect des gestes barrière (lavage des mains, tousser dans son coude, mouchoir à usage unique, ne pas serrer la main, ne pas faire la bise, distanciation physique d’au moins un mètre) est le premier pilier du déconfinement selon le gouvernement. 

L'objectif du gouvernement est de pouvoir réaliser à partir du déconfinement 500.000 tests par semaine pour les personnes présentant des symptômes et celles ayant été en contact avec un malade du Covid-19. Ces tests permettent aux personnes contaminées d'être isolées et ainsi de limiter la propagation de l'épidémie. Les personnes testées positives seront isolées à domicile, avec obligation stricte pour soi et pour ses proches de ne pas sortir, ou à l’hôtel. 

Port du masque dans les transports publics probablement obligatoire

Le port d'un masque "grand public" sera probablement rendu "obligatoire" dans les transports publics lors du déconfinement. La France va bientôt produire "17 millions" de ces équipements de protection par semaine, a indiqué le gouvernement. Ces masques grand public "répondent à des normes (...), comme filtrer les gouttelettes qui contiennent du virus" et "on sait qu'ils garantissent un niveau d'efficacité intéressant", a-t-il ajouté, alors que la gestion par le gouvernement de la pénurie d'équipements de protection, pour les soignants notamment et pour le reste de la population, a été très critiquée. L'objectif est, selon Olivier Véran, de pouvoir _"équiper les Français qui le souhaiteront".Pour leur distribution, le ministre a envisagé "un amorçage par l'Etat" et a estimé qu'il serait "très important de travailler avec les maires, pourquoi pas avec la grande distribution"._

Déconfinement des personnes fragiles et vulnérables

À la question du déconfinement des publics fragiles et vulnérables tels que les personnes âgées, le Président Emmanuel Macron avait déjà répondu dès vendredi qu'il n'y aurait pas de confinement obligatoire au-delà du 11 mai. Olivier Véran a insisté sur ce point, "il n'y aura pas d’obligation à rester chez soi", mais toutes les mesure seront mises en place pour faciliter le maintien à domiciles si ces personnes le souhaitent.  Des messages de prévention seront diffusés pour maintenir les gestes barrière.

Reprise des visites dans les Ehpad

Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé la reprise de visites familiales dans les Ehpad "sans contact physique" dès ce lundi. Ce droit de visite pour les familles se fera à la demande du résidant dans des conditions très limitées : pas plus de deux personnes, pas de contact physique, mais un contact visuel. "Il faut trouver un équilibre entre sécurité et le maintien vital du lien social", explique le ministre de la Santé. Ce droit de visite pourra s’appliquer dans les mêmes conditions dans les lieux qui accueillent des personnes en situation de handicap.

La question des écoles toujours à l'étude

Le gouvernement réfléchit notamment à une réouverture des écoles "par territoire", en commençant par les zones les moins touchées par le Covid-19, ou bien "par moitié de classe" en vue du début de déconfinement prévu le 11 mai. "Nous devons travailler sur toutes les hypothèses", a expliqué le Premier ministre, en précisant qu'il n'y avait "pas de décision à ce stade". Les maires et les syndicats d'enseignants seront associés au plan de déconfinement actuellement élaboré par le gouvernement, a-t-il affirmé.

Réouverture des commerces

Les commerces vont pouvoir rouvrir progressivement, mais "pas les cafés et restaurants dans un premier temps", annonce le gouvernement. Pour les autres commerces, il faudra reflechir à un moyen d'ouvrir tout en respectant les gestes barrière et notamment la distanciation sociale. "Quel que soit le commerce en question", les files d'attente devront être organisées pour respecter une distance minimale de plus d'un mètre entre les clients, et des mesures comme "la mise à disposition de gel hydro-alcoolique à l'entrée du magasin ou juste avant la caisse devront être mises en oeuvre", a précisé le Premier ministre qui a appelé à "multiplier les gestes barrière pour diminuer au maximum la circulation du virus et sa vitesse".

Télétravail

Le Premier ministre annonce que le télétravail devra se poursuive au-delà du 11 mai dans les entreprises où c'est possible. Dans les sociétés où ce n'est pas possible, il faudra garantir l'application des mesures barrières et de distanciation sociale d'un mètre.

Mesures d’urgence sociale

En plus de la prolongation de la trêve hivernale, des places d'hébergement d'urgence supplémentaires pour les sans abris et de ticket service, le gouvernement annonce une prime versée à quatre millions de ménages. Cette prime sera versée aux allocataire du RSA et de l'ASS, à hauteur de 150 euros par bénéficiaire, plus une allocation de 100 euros par enfant, pour accompagner les personnes précaires.

Défi économique 

Le Premier ministre annonce de grands défis économiques alors que s'annonce "la plus forte récession connue depuis 1945." Le gouvernement prévoit une croissance négative de l’ordre de -8% en 2020. L'activité économique a diminué de 36% pendant le confinement, de 88% dans le secteur de la construction et on observe une "quasi cessation d’activité dans la restauration et l'hôtellerie." L'objectif du gouvernement est "de sauvegarder aujourd’hui et relancer demain et de ne pas perdre tout notre tissu productif."

Chômage partiel

La mise en place du chômage partiel doit permettre d'éviter les licenciements. Le dispositif concerne plus de 700.000 entreprises, c'est "quasiment une entreprise sur deux, et un salarié sur deux", pour une enveloppe de budget de 24 milliards d’euros.

Prêts garantis par l'état

Il y a également les prêts garantis par l’état pour que les entreprises puissent continuer à fonctionner et éviter la cessation de paiement. 130.000 entreprises en ont déjà fait la demande, pour une enveloppe globale de 300 milliards d’euros. Quelque 18 milliards d'euros ont déjà été garantis.

Fond de solidarité

Un fond de solidarité existe également, "pour les très petites entreprises qui ne s’en sortiront pas." Ce fond de sept milliards d’euros est financé par l’État, les assureurs à hauteur de 400 millions d'euros et les régions à hauteur de 500 millions d'euros. 

Voyages et vacances d'été

Edouard Philippe a préparé les Français à des vacances d'été toujours à l'ombre du coronavirus, en disant craindre que des voyages loin à l'étranger ne soient pas avisés dans l'immédiat. "Est-ce que l'on peut réserver une maison, une location, une place de camping ou un hôtel au mois de juillet ou au mois d'août en France ou à l'étranger? Je crains qu'il ne soit pas raisonnable d'imaginer voyager loin à l'étranger très vite", a déclaré M. Philippe lors d'une conférence de presse.

Le Premier ministre a souligné qu'il n'était "pas sûr que le transport aérien pourra reprendre dans de bonnes conditions rapidement", alors que le trafic aérien pour les passagers est quasi suspendu en France. Il a aussi émis des doutes sur "les conditions d'entrée ou de ré-entrée sur le territoire national" qui seront certainement "assez exigeantes vis-à-vis de ceux qui arrivent de l'étranger", dans le contexte d'une pandémie.

Mariages 

Le chef du gouvernement a émis les mêmes réserves vis-à-vis de l'organisation de mariages, qui connaît un pic entre le printemps et l'été. "Compte tenu de (...) la nécessité de continuer à faire prévaloir les règles de distanciation physique", "il ne me paraît pas complètement raisonnable d'imaginer qu'un mariage qui rassemblerait 200 personnes dans un lieu confiné soit immédiatement envisageable", a-t-il indiqué. "Pour combien de temps je ne sais pas encore, mais ça ne me semble pas opportun ou raisonnable d'imaginer que, à très court terme, cela soit possible", a souligné M. Philippe.

Élections municipales

Le Premier ministre, Édouard Philippe, a affirmé dimanche "ne pas savoir" si le deuxième tour des élections pourrait se tenir fin juin, alors que la ministre de la Cohésion des territoires avait estimé quelques heures plus tôt qu'il se tiendrait "sûrement après l'été". "La loi qui a été votée par le Parlement le 23 mars a prévu un système dans lequel le 23 mai - pas avant, pas après - nous dirons si le deuxième tour des élections municipales peut se tenir à la fin du mois de juin", a rappelé le chef du gouvernement.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess

France Bleu