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Dossier : Coronavirus Covid-19

Vaccins, circulation du virus, voyages : ce qu'il faut retenir du point presse du gouvernement

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Par , France Bleu

La troisième vague de l'épidémie de Covid-19 "n'est pas derrière nous" a indiqué ce mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal. Des mesures plus contraignantes pour les voyages avec les pays les plus touchés par l'épidémie de Covid-19 seront annoncées lundi, a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'Elysée le 14 avril 2021.
Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, à l'Elysée le 14 avril 2021. © Maxppp - Alexis Sciard / IP3

La troisième vague de l'épidémie de Covid-19 "n'est pas derrière nous" et le "pic des hospitalisations n'est pas atteint" malgré des "signaux encourageants", a affirmé mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à l'issue du Conseil des ministres. "Les mesures mises en œuvre depuis le 20 mars", d'abord dans 16 départements puis élargies à tout le territoire, "fonctionnent" mais "le nombre de contaminations quotidiennes reste à des niveaux très élevés", a-t-il ajouté.

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Situation contrastée selon les départements

Selon Gabriel Attal "la situation épidémique reste très contrastée. Si certains signaux sont encourageants et montrent que les mesures de freinage fonctionnent, il est encore trop tôt pour constater une pleine efficacité de ces mesures au niveau national". L'Île-de-France, les Hauts-de-France et la Provence-Alpes-Côte d'Azur "sont toujours les régions qui connaissent l'incidence la plus élevée", et "la situation semble toujours se dégrader" en Auvergne-Rhône-Alpes, dans le Grand Est, et en Bourgogne Franche-Comté, a détaillé le porte-parole.

"L'évolution est même plus préoccupante encore dans certains départements" comme le Massif central et la Drôme, tandis que la Meuse, la Moselle et la Meurthe-et-Moselle "connaissent toujours une situation fragile", a précisé Gabriel Attal. En Bourgogne-Franche-Comté "l'évolution paraît plus dégradée" dans les départements de l'Est de la région, la Haute-Saône, le Doubs, le Territoire de Belfort et le Jura, mais "meilleure" dans la Nièvre. La tendance est en revanche "relativement plus favorable" en Provence Alpes Côte-d'Azur et dans les Alpes-Maritimes, où le taux d'incidence est passé de 488 fin mars à 286 ces derniers jours, a-t-il souligné, en notant aussi une évolution "très favorable" dans l'Aube, avec une baisse de près de 40% de l'incidence. Une évolution "un peu plus favorable" qu'à l'échelle nationale s'observe également dans l'Eure et en Seine-Maritime.

En Outre-mer, la situation s'améliore "dans l'océan Indien", mais se dégrade "aux Antilles et en Guyane", frontalière du Brésil, où circulent de nombreux variants.

Des mesures plus contraignantes pour les voyages avec les pays les plus touchés

Le gouvernement présentera lundi de nouvelles mesures plus contraignantes pour les voyages avec les pays les plus touchés par l'épidémie de Covid-19, à l'instar de ce qui a été décidé pour le Brésil, a également annoncé le porte-parole du gouvernement. Ces nouvelles mesures signifieront "des restrictions supplémentaires pour les déplacements" mais aussi "des mesures plus contraignantes à l'isolement pour les personnes qui arriveraient sur notre sol depuis ces pays", a-t-il indiqué.

Mais la France laissera "toujours la possibilité à (ses) ressortissants qui sont dans ces pays de pouvoir être rapatriés sur (son) sol". "Le président de la République a demandé ce matin au gouvernement de bâtir une stratégie cohérente, qui sera présentée lundi prochain, et qui a vocation à prévoir des mesures plus robustes s'inspirant de ce que nous faisons actuellement pour le Brésil", a encore précisé Gabriel Attal. Il s'agira des pays où "un variant particulièrement à risque est dominant" et qui sont confrontés à "une explosion ou une dynamique très forte de l'épidémie".

Interrogé sur la Guyane, frontalière du Brésil, le porte-parole a expliqué que les mesures annoncées sur le Brésil "conduisaient évidemment à des mesures qui renforcent le contrôle à la frontière entre le Brésil et la Guyane", déjà soumise aux restrictions en vigueur en Outremer. Mais il n'a pas exclu "que des mesures supplémentaires puissent être prises pour des territoires qui sont concernés par des variants". 

Covid-19. La part des variants parmi les tests criblés en France
Covid-19. La part des variants parmi les tests criblés en France © Visactu

Le vaccin Johnson & Johnson administré aux plus de 55 ans

Le vaccin Johnson & Johnson sera administré en France "dans les mêmes conditions que ce qui est prévu aujourd'hui pour le vaccin AstraZeneca, c'est-à-dire pour les personnes âgées de plus de 55 ans" a en outre confirmé Gabriel Attal. "Nous avons reçu la première livraison de vaccins (Johnson & Johnson), c'est-à-dire 200.000 doses qui sont arrivées en début de semaine sur notre territoire et qui sont en train d'être acheminées auprès de la médecine de ville et les officines de pharmacie", a assuré le représentant du gouvernement.

Le régulateur américain avait décidé mardi une "pause" dans l'utilisation du vaccin de Johnson & Johnson, pour enquêter sur l'apparition de cas graves de caillots sanguins. Le laboratoire a aussitôt décidé de retarder le déploiement de son vaccin unidose en Europe, où il avait été le quatrième à obtenir une autorisation de l'Agence européenne du médicament le mois dernier. 

Le porte-parole du gouvernement a aussi réaffirmé la "confiance" des autorités françaises envers le vaccin AstraZeneca, qui utilise comme support un type de virus très courant appelé adénovirus, technologie semblable à celui du Johnson & Johnson. Ce vaccin "montre de très bons résultats, (il) protège efficacement des formes graves", a martelé Gabriel Attal, alors que le Danemark a renoncé à vacciner sa population avec ce vaccin à cause de ses effets secondaires "rares" mais "graves". AstraZeneca bénéficie cependant d'un avis favorable du régulateur européen et de l'Organisation mondiale de la santé.

"Hommage" aux victimes

Alors que la France approche des 100.000 morts de la maladie, le porte-parole du gouvernement a enfin promis un "moment d'hommage et du deuil pour la Nation".  "Ce sont 100.000 familles endeuillées" a ajouté Gabriel Attal, précisant que le président Emmanuel Macron avait "déjà eu l'occasion d'en parler dans les Conseils des ministres", mais sans préciser la date de cet éventuel hommage national.

La France comptait presque 6.000 malades du Covid-19 dans les services de réanimation mardi et près de 32.000 personnes hospitalisées, avec 39.113 nouveaux cas enregistré en 24 heures. 

Coronavirus. Les chiffres clés de l'épidémie en France au 13 avril 2021
Coronavirus. Les chiffres clés de l'épidémie en France au 13 avril 2021 © Visactu
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