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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : ce que l'on sait des vaccinodromes qui doivent ouvrir prochainement partout en France

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Par , France Bleu

Pour vacciner massivement les Français et atteindre les 10 millions de premières injections à la mi-avril, le gouvernement a finalement annoncé l'ouverture de grands centres, des vaccinodromes, dans les "prochains jours".

Ouverture d'un centre de vaccination géant dans les salons du stade Orange Vélodrome à l'initiative de la municipalité, le 15 mars 2021.
Ouverture d'un centre de vaccination géant dans les salons du stade Orange Vélodrome à l'initiative de la municipalité, le 15 mars 2021. © Maxppp - PHOTOPQR/LA PROVENCE/PENNANT Franck

Alors que le nombre de contaminations au Covid-19 et de patients en réanimation augmente, Emmanuel Macron a promis une nouvelle intensification de la campagne de vaccination lors d'un déplacement à Valenciennes mardi 23 mars. Pour tenir l'objectif des 10 millions de premières injections à la mi-avril, le gouvernement, qui avait initialement écarté l'idée d'utiliser de grands centres, a finalement annoncé l'ouverture de "vaccinodromes" pour vacciner massivement les Français. France Bleu fait le point.

Quand seront-ils ouverts ?

Ces grands centres "seront opérationnels dans les prochains jours", a dit mardi la ministre déléguée chargée de l'Industrie Agnès Pannier-Runacher sur BFMTV.  Les premiers ouvriront "à la fin du mois de mars, dans certaines régions qui en ont déjà besoin, et ensuite ce sera égrené au fil du mois d'avril", a précisé ensuite le ministère de la Santé. 

"On est en train de travailler avec les élus locaux pour les mettre en place", a ajouté Agnès Pannier-Runacher. En Provence-Alpes-Côte d'Azur par exemple, le président LR de la région, Renaud Muselier, propose de mettre à disposition les gymnases de tous les lycées publics de ses six départements, soit 150 salles, pour vacciner la population durant les vacances de Printemps, du 26 avril au 9 mai. La Région prévoit en outre de sélectionner "six vaccinodromes" pour permettre une "vaccination intensive" pendant deux semaines. Autour de 5.000 soignants à la retraite et 10.000 étudiants infirmiers pourraient être mobilisés. 

Où seront-ils situés ?

Le ministère de la Santé a fixé un objectif d'"un à deux mégacentres par département", soit "100 à 200" sur tout le territoire. 35 seront déployés par l'armée et les pompiers a annoncé le ministre de la Santé Olivier Véran lundi 22 mars. Parmi eux, le Stade de France à Saint-Denis. 

Le Parc des expositions de Nantes devrait également être utilisé pour vacciner massivement, comme le MEETT, le nouveau parc des expositions, inauguré à l'automne dernier au nord de Toulouse. Un "mégacentre" sera également ouvert à Mont-de-Marsan au début du mois d'avril. À Brest,  il est déjà possible de se faire vacciner à l'Arena. Une expérimentation a aussi eu lieu au stade Vélodrome à Marseille, mi-mars, à l'initiative de la municipalité. Dans la Loire, un centre pourrait ouvrir au parc des expositions de Saint-Etienne.

Qui pourra s'y faire vacciner ?

Toutes les personnes éligibles suivant le calendrier fixé par le gouvernement, qui évolue régulièrement.

À leur tour, les personnes âgées de 70 à 75 ans sans comorbidité pourront prendre rendez-vous à partir du samedi 27 mars pour recevoir une première dose a annoncé le chef de l'État mardi. Puis les enseignants devraient être concernés "à partir de mi/fin avril", selon Emmanuel Macron. "Nous allons avoir de plus en plus de vaccins qui vont arriver et on sera, à ce moment là, dans une situation qui nous permettra en effet d'envisager d'avoir des campagnes ciblées sur des professions qui sont exposées, les enseignants en font légitimement partie", a-t-il déclaré après avoir visité un centre de vaccination de Valenciennes (Nord).

Qui pourra vacciner ?

Outre les médecins et les infirmiers qui vaccinent déjà dans les centres classiques, l'armée et les pompiers vont déployer "au moins 35 centres sur le territoire national", a indiqué le ministre de la Santé lundi. Les pompiers sont en effet autorisés à vacciner depuis le 12 mars.

Interrogé par l'AFP, le ministère des Armées précise que, le concernant, "la réflexion en cours concerne les hôpitaux d'instruction des armées", au nombre de huit sur le territoire national. "On envisage une intensification de la vaccination dans ces hôpitaux en fonction de nos moyens et du nombre de doses mises à disposition", explique-t-on au sein du ministère. "Les armées sont déjà très engagées aujourd'hui aux côtés des autres services de l'Etat et de la Santé publique dans la gestion de la crise du Covid", commentait dimanche sur BFMTV leur chef d'état-major, le général François Lecointre, en évoquant notamment l'acheminement par voie militaire de vaccins dans les territoires d'outre-mer. Le service de santé des armées (SSA) a également déployé un cinquantaine de ses personnels en renfort à Mayotte, afin de gérer dix lits de réanimation supplémentaires au sein du centre hospitalier.

Comment prendre rendez-vous ?

Les volontaires pourront prendre rendez-vous en ligne, sur les plateformes utilisées depuis le début de la campagne : Doctolib, Santé.fr, Maia. "On va peut-être mettre en place de nouvelles applications dédiées", a précisé la Sécurité civile au Parisien. 

Un numéro de téléphone dédié aux plus de 75 ans qui n'ont pas encore pu se faire vacciner va aussi être mis en place a promis le président de la République.

Objectif : dix millions de premières injections au 15 avril

L'objectif affiché est de vacciner plus rapidement, davantage de monde. À ce jour, plus de 6,35 millions de personnes ont reçu au moins une dose de vaccin et près de 2,5 millions ont été vaccinées avec deux doses.

La France compte notamment sur les livraisons, à partir de la mi-avril, d'environ 2 millions de doses hebdomadaires du vaccin de Pfizer/BioNTech. "Ce sera clairement BioNTech/Pfizer qui va fournir le plus grand nombre de doses dans les semaines qui viennent", a confirmé Agnès Pannier-Runacher, soulignant ainsi les problèmes d'approvisionnement pour le vaccin d'AstraZeneca.

Les autorités sanitaires prévoient en outre d'augmenter les capacités des centres existant déjà, en passant de "500 à 1.000" piqûres hebdomadaires, a précisé le ministère de la Santé à l'AFP. Quant aux "mégacentres", ils devraient "permettre d'absorber 1.000 à 2.000 injections quotidiennes" dans chacun d'entre eux, et "l'objectif à horizon avril, c'est de réussir à (y) absorber un million de doses par semaine" en totalité.

Covid-19. Le calendrier vaccinal.
Covid-19. Le calendrier vaccinal. © Visactu
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